Le chef de corps de la zone de police comprend, mais n’encourage pas les dénonciations.

S’il ne parle pas de « délation » parce qu’il est persuadé que la plupart des citoyens qui alertent les forces de l’ordre sur certaines situations pensent bien faire, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman est visiblement très partagé à propos des dénonciations qui arrivent à la police ces derniers temps.

On se souviendra que ce week-end par exemple, une patrouille de la zone Nivelles-Genappe a été alertée sur un « rassemblement » et une fois sur place, les agents ont constaté qu’il s’agissait d’une famille comprenant six enfants.

Sur sa page Facebook, le chef de corps a posté lundi quelques phrases qui ne sont pas passées inaperçues. Il y a précisé que personnellement, il n’encourageait pas ce type de démarche de la part des citoyens, même s’ils le font dans le but louable d’aider à lutter contre la propagation de l’épidémie actuelle.

« Je ne stigmatise pas ceux qui nous alertent sur certaines choses, certainement pas, précise le commissaire divisionnaire. C’est une question d’efficacité. Nous connaissons bien le territoire des deux communes et les endroits sensibles. Il arrive qu’on s’apprête à intervenir quelque part et que suite à une dénonciation, on se détourne pour aller à l’autre bout de la commune, tout cela pour constater qu’il n’y a rien… Le sens de mon message, c’est que je pense qu’on peut fonctionner efficacement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus sans ces informations: que les citoyens nous fassent confiance. »