Le club de tennis Justine Henin, situé à Limelette, a exceptionnellement fermé ses portes ce jeudi à cause des intempéries. Il a en effet été inondé à cause de la crue de la Dyle. Alors que les responsables du club s’étaient préparés à une situation anormale, ils ne s’attendaient pas à des conséquences si graves et si critiques. « On a jamais eu d’inondations comme ça. La Dyle était déjà très haute le matin et on observait des sorties d’eau venant du sol. A 16h, il y a eu 60 cm en 1 heure », explique Philippe Dethier, responsable infrastructure et administration du club. A l’heure où les stages se terminaient, les enfants sont petit à petit rentrés chez eux avant le moment critique. Pendant ce temps, les équipes coupaient le courant et sauvaient le matériel entreposé au rez-de-chaussée : balles, stock, ... Phillippe Dethier est dépité face à ce paysage de désolation. « On vient de deux ans de covid et maintenant on vit ça.... on va devoir faire des travaux, rénover,... », explique-t-il

© Charlotte Egli
 

© Charlotte Egli

La prochaine étape : attendre que l’eau se retire. Depuis ce vendredi matin, la décrue est en cours, lentement mais sûrement. On aperçoit enfin la brique pilée de deux terrains extéieurs. A l’intérieur, il n’est toujours pas possible de voir les terrains, il reste encore 40 cm d’eau. Le club a lancé un appel au volontaires via les réseaux sociaux pour venir à vider l’eau des terrains et de l’ensemble du bâtiment, munis de raclettes, seaux, .... à partir de 9h. Philippe Dethier a reporté l’arrivée des volontaires à l’après-midi car le club est encore très difficilement accessible ce matin et tant que l’eau ne s’est pas retirée, il n’est pas possible de faire grand chose. « On a supprimé les stages pour cette semaine, on va maintenant attendre de voir l’ampleur des dégâts pour savoir quand il sera possible d’accueillir à nouveau nos membres. Beaucoup de gens nous ont montré du soutien et viennent nous aider et bien sûr les coachs de tennis », explique Philippe Dethier. Selon les riverains rencontrés aux alentours, le quartier n’avait jamais connu cela en 35 ans.

© Charlotte Egli

© Charlotte Egli

Situation hier en fin d’après-midi :

© Patrick Vervoort
© Patrick Vervoort