Après un an d’attente, les riverains sont enfin fixés sur la position de la majorité, bien qu’aucune demande de permis n’ait été encore déposée par Engie.

Voilà un an que l’on parle du projet éolien le long de l’autoroute E429 à Rebecq, au sud du chemin de fer, porté par Engie. Un projet qui consiste en l’implantation de trois éoliennes industrielles de 180 mètres de hauteur et d’une puissance de 3,2 à 4 MW.

L’inquiétude a gagné peu à peu les riverains, certains se réunissant en association baptisée "Plateforme citoyenne éoliennes de Rebecq". Car, depuis la réunion d’information organisée par le promoteur il y a tout juste un an, les habitants sont laissés dans le flou le plus total. À ce jour, toujours aucune demande de permis n’a été déposée par la société. " Vu l’ampleur de ce projet et son impact à craindre sur la santé, le cadre de vie local et le patrimoine naturel et paysager, l’attitude d’Engie laissant les citoyens dans une telle incertitude fait preuve d’un manque de respect total de leurs préoccupations légitimes ", nous confiait il y a quelques jours Caroline De Vos, membre de la plateforme.

Mais ce jeudi, le groupe Union, majoritaire au collège communal, a annoncé s'être positionné défavorablement par rapport au projet éolien, bien qu’il n’ait pas vraiment son mot à dire puisque ce sera in fine la Région wallonne qui octroiera ou non le permis. " Les machines sont démesurées, elles font le double de ce qu’on connaît dans la région, explique Dimitri Legasse, chef de groupe d’Union. Elles sont au nombre de trois et l’implantation n’est pas idéale. On est en fait loin de l’E29, l’appellation est galvaudée car on est dans la zone paysagère en contrebas, proche du bas de la vallée. Elles sont aussi trop proches des habitations. On parle de 500 ou de 600 mètres, c’est largement insuffisant. Ce projet exposé par Engie, nous n’en voulons pas. "

Engie organisera deux sessions d’information les 3 et 5 mars en soirée. Les invitations devraient être diffusées très prochainement.