Brabant wallon Pour Thierry Mansvelt, cela va générer un surplus intolérable de véhicule là où tout est déjà saturé.

Thierry Mansvelt n’est pas du genre à lâcher prise. Il faut dire aussi qu’il est pieds et poings liés dans un litige qui l’oppose à la Région wallonne. L’homme, qui habite Hamme-Mille, se bat depuis 1979 contre la Région concernant sur la Nationale 25.

Pour résumer ce très long dossier, la maison de Thierry Mansvelt est placée sur un tracé proposé à l’époque pour réaliser le contournement. Bref, en zone d’expropriation mais comme le dossier de cette voirie n’évolue plus, l’homme est dans l’impossibilité de vendre son bien. Il effectue dès lors le minimum de travaux puisque, à tout moment il est susceptible d’être exproprié, mais.. rien ne vient.

De procédure en procédure, le dossier est à présent entre les mains de la Cour Européenne des Droits de l’Homme… "J’attends la décision de la CEDH. L’affaire est en délibéré avec un peu de chance encore pour cette année. J’ai de bonne chance de gagner mais je crains qu’en terme d’indemnités, je n’aurai pas grand-chose."

L’homme a pourtant vu, dans cet ahurissant dossier, un huissier venir lui saisir 11.500 euros suite à un jugement de la cour d’appel.

Mais quand il entend que le Gouvernement wallon décide de continuer le projet du contournement Nord de Wavre, l’homme fulmine. Il avait d’ailleurs déjà déclaré par le passé que e contournement de Hamme-Mille doit avoir la priorité sur celui de Wavre…

"Si le contournement de Wavre est maintenu. Cela représente pour Hamme-Mille 5000 à 8000 véhicules de plus par jour. Cela sera impossible… Nous sommes déjà à 10.000 à 12.000 véhicules par jour."

Quand on sait en effet que la traversée d’Hamme-Mille peut générer des files d’une durée qui peut atteindre parfois les 30 minutes…

Alors, Thierry Mansvelt le sait, il risque encore de devoir attendre un certain temps pour voir son cas résolu.

Saul