Les responsables espèrent des changements au fédéral pour un meilleur financement.

La présidente du CPAS de Nivelles, Colette Delmotte, a présenté ses vœux vendredi au personnel du Centre, en soulignant qu’une impressionnante série de projets avait pu être menée.

En un an, ce sont plus de 15 600 personnes qui ont franchi la porte du CPAS aclot. Et en plus de 716 demandes de revenu d’intégration sociale (RIS), le CPAS a apporté aussi 1 994 aides diverses (chauffage, frais médicaux, frais énergétiques, complément pour hébergement en maison de repos, précarité infantile, etc.) et 20 personnes ont pu bénéficier d’un hébergement en logement de transit.

Pas de quoi se réjouir. La présidente souligne que tous ces chiffres qui montrent que la population est de plus en plus précarisée sont en nette hausse et de plus en plus de Nivellois qui travaillent doivent s’adresser au CPAS pour terminer le mois ou payer leurs factures énergétiques.

Comme d’autres CPAS wallons, au niveau financier, celui de Nivelles est sur la corde raide. "La situation est préoccupante : ne pas l’évoquer relèverait du déni", a glissé la directrice générale dans son discours vendredi. Elle compte notamment sur la Fédération des CPAS qui a annoncé une série d’actions de lobbying pour sensibiliser le fédéral et la Région wallonne à la situation.

À Nivelles, la Ville a soutenu le centre en augmentant la part communale dans le budget, et les réserves du CPAS ont été utilisées pour boucher les trous. Et la décision de ne pas renouveler les contrats à durée déterminée (une demi-douzaine) a été prise. On sait aussi que l’épicerie sociale avait été suspendue à la fin de l’année dernière. Colette Delmotte avait promis que son fonctionnement serait repensé. Le travail a été fait, et l’épicerie devrait rouvrir selon d’autres modalités à la fin du printemps.

"Nous savons que nous devons rester très prudents et gérer rigoureusement, confirme la présidente. Comme d’autres CPAS, on en appelle au fédéral pour améliorer le financement. Les RIS, par exemple, ne sont financés qu’à hauteur de 55 % en moyenne et les 45 % qui sont à notre charge ont un impact important."