Lundi soir, le gouverneur du Brabant wallon, en concertation avec les 27 bourgmestres de la Jeune Province, prenait d’importantes décisions en vue de lutter contre la propagation du Covid-19. Parmi celles-ci, l’obligation du port du masque aux abords des écoles, sur les marchés ou encore l’interdiction de consommer de l’alcool en rue entre 1 h et 6 h du matin.

Des décisions fortes qui posent quelques questions au député Ecolo Laurent Hevyaert. "Le chiffre d’incidence est à prendre avec des pincettes car il ne reprend pas la gravité. En effet, le nombre d’hospitalisations est un meilleur indicateur pour évaluer la force du virus, explique-t-il. Aujourd’hui, il y a neuf personnes hospitalisées en Brabant wallon et trois en soins intensifs. Il est vrai que cela faisait trois mois que plus aucune personne ne se trouvait en soins intensifs chez nous. Du point de vue sanitaire, nous sommes plutôt dans une phase de vigilance et pas dans une phase où il faut durcir les mesures."

L’Ecolo pointe également le poids qui a été mis sur les épaules des bourgmestres. "Aujourd’hui, on prend des mesures d’ordre public et pas des mesures sanitaires. On n’a donné aucun moyen aux bourgmestres pour analyser la situation sanitaire, ni aucune aide pour prendre des mesures sanitaires réfléchies en fonction de la situation. Le CNS a transformé nos bourgmestres en expert en santé publique."

Pour Laurent Heyvaert, il faut aider les maïeurs. "J’avais proposé à la ministre de la Santé d’aider les bourgmestres pour prendre leur décision. Par exemple, pour l’autorisation ou non d’événements en fonction de la situation sanitaire dans la commune. Des informations leur sont transmises depuis le mois d’août mais sans explications et sans mise en perspective. L’Aviq et le Celeval commencent seulement à prendre cette direction."