GREZ-DOICEAU

Le don de sang l’a sauvé, il fait appel à de nouveaux donneurs

SANTÉ L’histoire de Jérémy Lenaerts est interpellante. Atteint de la maladie de Hodgkin (un cancer des ganglions) à 16 ans, ce jeune Grézien a lutté durant six mois contre la maladie.

Via des traitements de chimiothérapie et radiothérapie, il est en rémission totale. Mais, en septembre 2009, lors d’un suivi classique, les médecins ont découvert qu’il est atteint d’une maladie auto-immune.

Les globules rouges s’autodétruisent à une vitesse folle alors que Jérémy n’a que 19 ans !

Une véritable course contre la montre s’engage alors. “À ce moment, on se dit : Pourquoi moi, pourquoi encore une fois tout cela ? Mais cela n’a pas duré longtemps car, directement, je me suis demandé ce que je devais faire pour guérir. Le plus frustrant est qu’il a fallu un mois pour connaître les causes de la maladie.”

L’état de Jérémy nécessite une hospitalisation de six semaines au cours de laquelle il sera transfusé journalièrement à raison de 47 poches de sang sur une durée d’un mois.

“Ces transfusions étaient nécessaires pour le maintenir en vie, le temps de rechercher la cause du mal , confie Catherine Lambert, médecin à l’UCL. En définitive, la rate sera enlevée. C’est elle qui détruisait les globules rouges. Sans ces 47 poches de sang, Jérémy ne serait plus parmi nous !”

Ce dont ironise Jérémy : “Je cours dorénavant comme un dératé” .

C’est donc tout naturellement que Jérémy, qui a dorénavant 20 ans, souhaite apporter son aide à la médecine. Avec son papa Philippe, il a imaginé un don de sang des jeunes de Grez-Doiceau, pour sauver d’autres jeunes.

“Bien entendu, cela s’ouvre également aux non-Gréziens , insiste Jérémy. Même si l’idée est d’attirer les jeunes vers cet acte citoyen. Il s’agira cependant d’un évènement one-shot car, après cela, j’aspire à oublier tout et passer à autre chose. Mais avant, je veux sensibiliser les gens et booster de nouveaux donneurs.”

Pour son avenir, Jérémy se voit bien dans le management de site Internet. Il rentre à l’Ephec pour suivre la technologie de l’informatique. Et puis, il y a aussi le breakdance dont Jérémy raffole depuis son adolescence.



© La Dernière Heure 2010