"Au mois de mai, on nous a tout d’abord demandé d’être extrêmement prudents. On a dès lors mis en place tout ce qu’il fallait, explique Hugues Ghenne, le bourgmestre d’Orp-Jauche. Ensuite, en septembre, on nous dit : ‘Tout ça ne sert plus à rien."’ Bilan : on s’est retrouvé confrontés à des fermetures de classes en chaîne ou même de sections entières. Mais surtout, on s’est retrouvé face à un personnel enseignant en grandes difficultés."

Entre les personnes malades, celles en quarantaine préventive, les autres à risques, la situation était devenue ingérable.

"On en a discuté pendant les congés avec les directions, les enseignants et des associations. Le port du masque dès la 5e primaire s’est imposé de manière assez logique, vu que les sections de 5e et 6e primaires sont groupées. Pour les plus jeunes, par contre, ça n’aurait pas eu de sens."

Une mesure surtout destinée à protéger les enseignants. "Il fallait davantage respecter le personnel enseignant qui finalement se met en danger en allant à l’école. Mais comment peut-il en être autrement quand 33, 34 ou 35 élèves s’entassent parfois dans des petits locaux ?"

Une décision peut-être pas optimale pour tout le monde, mais la meilleure dans un contexte particulier. "Les mesures changent tous les jours, à un moment, il faut qu’ils fassent aussi preuve de cohérence à plus grande échelle et qu’ils prennent des décisions fortes, conclut Hughes Ghenne. Car sinon, on va se retrouver à nouveau confrontés à des enseignants, parents et élèves apeurés."