Brabant wallon

À Profondsart, on teste les tablettes pour la fédération Wallonie-Bruxelles

WAVRE École libre de Profondsart, lundi 10 h 30. La classe de deuxième primaire de Baptiste Dal est étrangement calme. Presqu’aucun bruit ne se fait entendre. Les élèves sont concentrés. Dans leurs mains, les traditionnels cahiers ont fait place aux tablettes numériques.

Depuis un an maintenant, l’établissement scolaire a été désigné, parmis 176 candidatures, école pilote pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Objectif : déterminer l’intérêt des tablettes numériques dans l’apprentissage, leurs avantages et leurs inconvénients.

Quelques heures par semai- ne, les élèves délaissent donc leurs stylos pour empoigner ces écrans tactiles aux multiples fonctionnalités. “Le bilan est extrêmement positif”, confie Pierrick Pétillion, professeur de 4e primaire dont les élèves utilisent également les tablettes mises à disposition par la Communauté française. “Avec cet outil, chaque élève travaille sur une tablette qui lui est propre et apprend à son rythme.”

Avantage de ces tablettes, des applications didactiques ont été installées. Les élèves peuvent donc y faire des exercices. En cas d’erreur, le programme alerte l’élève, qui peut mémoriser plus aisément ses fautes et ainsi éviter de les répéter. À chaque utilisation, l’élève tente de dépasser son score précédent.

“Les tablettes numériques permettent un travail sur trois axes”, poursuit Pierrick Pétillion. “Le premier, c’est la production. Grâce à son attractivité, cet outil capte plus facilement l’attention de l’élève et celui-ci tente chaque fois d’aller plus loin, comme si c’était un jeu. Il est dès lors plus concentré et plus productif dans sa manière d’apprendre.”

Deuxième axe ? “Le partage. Les tablettes peuvent être connectées entre elles. Ainsi, un élève peut faire un exercice, l’envoyer à un de ses camarades qui le corrige et renvoie ses remarques au premier. Cela renforce aussi l’esprit de camaraderie.”

Troisième axe : l’apprentissage par soi-même. “Chaque élève bénéficie d’une tablette. Quand il ne comprend pas un mot, quand il recherche son orthographe ou encore quand il veut connaître la capitale d’un pays, il peut faire la recherche par lui-même.”

Les tablettes sont donc des outils de travail très pratiques. “Lorsque je fais une dictée, il suffit qu’un écureuil passe devant la fenêtre pour perdre l’attention de deux ou trois élèves. Après, c’est trop tard. Par contre, avec les tablettes, il existe un programme spécial. L’élève porte un casque et peut revenir en arrière s’il est distrait, s’il entend mal un mot,…”

La tablette a donc de beaux jours devant elle. Mais pas question pour les professeurs de délaisser les cahiers traditionnels : la tablette n’est qu’un outil d’aide à l’apprentissage.

© La Dernière Heure 2013