Brabant wallon Selon les syndicats, 17 personnes pourraient être licenciées.

À défaut d’obtenir des réponses de la direction, le personnel de SGS Lab Simon, du groupe suisse SGS, annonce son intention, après avoir débrayé sans réaction durant une heure ce vendredi, de partir en grève avant ce mercredi, jour où un comité d’entreprise est programmé.

Pour quelle raison en arrive-t-on là du côté du personnel ? "C’est un coup de gueule général du côté des employés de SGS à Wavre. Cette semaine, nous avons appris que les dirigeants, dont le siège social se situe à Genève, prévoient de supprimer au moins 2 000 emplois dans l’ensemble des sociétés SGS dans le monde. Cette action serait dans le but d’augmenter les bénéfices annuels de la société de 16 à 18 % !"

Une décision qui ne passe pas tout comme l’absence de communication en Belgique. L’information qui circule provient en fait d’un article de presse en Suisse qui évoque cette restructuration. "Les employés de Wavre sont seulement au courant depuis ce mardi. Selon le syndicat, ils prévoiraient une dizaine de licenciements pour la fin du mois (au maximum 17). Depuis quelques années, les bénéfices annuels de SGS ne font qu’augmenter alors que les salaires des employés n’ont jamais été réévalués."

Pire, les employés expliquent avoir appris que Frankie Ng, CEO en Suisse, a décidé de doubler son salaire, salaire "déjà important" .

"Comment est-il possible que les salaires des employés n’ont jamais été réévalués en fonction de la croissance des bénéfices engendrés par SGS ? Il y a beaucoup de questions que les employés se posent mais qui restent sans réponse car les hauts dirigeants ne s’y intéressent pas… Il y a un comité d’entreprise mercredi prochain, nous allons faire grève pour leur montrer que nous sommes en désaccord avec leurs principes. La RH a été prévenue.