Brabant wallon L’ancienne présidente du CPAS Sophie Keymolen déplore la présentation sommaire du budget réalisée par son successeur.

Décidément, Marino Marchetti (Union) et Sophie Keymolen (Objectif citoyens) ne passeront certainement jamais leurs vacances ensemble. Dernier fait d’armes : lors du conseil communal. Comme on pouvait s’y attendre, en tant qu’ancienne présidente du CPAS, Sophie Keymolen attendait avec impatience la présentation du budget du centre d’action sociale, désormais entre les mains de son successeur : Marino Marchetti.

Mais son appétit n’a pas été comblé, bien au contraire. La cheffe de file d’Objectif Citoyens est restée sur sa faim. "En tant que présidente sortante du CPAS, j’avais bien, naturellement, un certain nombre de questions à poser, explique-t-elle. J’ai tout d’abord été étonnée que le président du CPAS, lui-même, ne prenne pas la parole pour, au minimum, présenter en quelques mots les principaux chiffres du budget."

Mais son étonnement ne s’est pas arrêté là. "J’ai été totalement incrédule d’entendre dire ensuite : ‘De toute façon, je ne répondrai pas à vos questions. C’est là un premier budget, que je qualifie de technique et qui sera revu en première modification ; dès lors, il n’y a pas lieu de le commenter !’ Pour notre groupe, c’est un réel déni de transparence, voire de démocratie, sans parler du manque de respect du public présent, que de refuser d’écouter l’autre et, surtout, de répondre en séance aux questions d’un membre du conseil."

Et de pointer également les déclarations faites par la nouvelle majorité, il y a quelques mois à peine. "J’espère que c’est un regrettable moment d’égarement par rapport au vœu exprimé en janvier dernier par le groupe Union dans sa déclaration de politique générale, selon laquelle ‘Ce qui se fait et se décide dans une commune doit être idéalement le fruit d’un large consensus entre les différents groupes représentés au Conseil communal.’ Je n’ose en effet imaginer un manque de préparation du point par le nouveau président de CPAS… ayant quand même siégé douze ans au collège communal", conclut Sophie Keymolen, qui ne laissera rien passer, surtout dans la gestion du CPAS de Rebecq.

"On ne va pas discuter article par article"

Visé par ces critiques, le président du CPAS, Marino Marchetti, a tenu à réagir à ces propos. "C’est un budget très technique qui sera discuté lors de la première modification budgétaire, avance-t-il. Je pense que Mme Keymolen ne comprend pas tout à fait le rôle des conseillers communaux. Ils sont là pour révoquer un budget s’il y a quelque chose d’illégal ou si un montant n’est pas juste. Mais on n’est pas là pour discuter article par article, comme elle aurait souhaité le faire."

Quand au manque de transparence avancé, le président du CPAS le balaye aussi d’un revers de la main. "Le budget est presque le même que celui qu’elle gérait quand elle était présidente. On a juste une grosse inconnue concernant l’aile de court séjour qui doit s’ouvrir prochainement, mais dont on ne connaît pas encore les recettes. Difficile de les budgétiser, du coup", conclut Marino Marchetti.