Ancien siège du tribunal de commerce, l’immeuble connu sous le nom "d’hôtel de Rifflart d’Ittre", dans la rue de Soignies, est à l’abandon depuis plusieurs années. L’immeuble construit au XVIIe siècle a été racheté à la Régie des bâtiments par le promoteur qui a déjà acquis le lycée Seutin et cet été, il a introduit une demande de permis d’urbanisme pour développer un projet d’appart-hôtel.

L’idée était de transformer l’hôtel de Rifflart d’Ittre en démolissant certaines constructions existantes pour aménager sur place 13 chambres et 33 appartements, ajouter un espace Horeca, des salles de conférences, un local de fitness ainsi qu’un parking pour 24 voitures. Ce qui nécessitait l’abattage de trois arbres remarquables.

La majorité ne voyait pas le projet d’un mauvais œil : il aurait permis de supprimer un nouveau chancre dans le centre-ville, tout en dynamisant un côté de la Grand-Place où, pour l’instant, il n’y a pas grand-chose sur le plan commercial.

Les riverains, en revanche, ne voulaient pas de cet appart-hôtel et l’opposition, au conseil communal, avait également dit tout le mal qu’elle pensait du projet et d’un nouvel abattage d’arbres, sujet décidément sensible ces derniers mois en terre aclote.

Jeudi, le Premier échevin Pascal Rigot a confirmé que finalement, la fonctionnaire déléguée a refusé le permis sollicité, en pointant notamment l’avis défavorable du DNF pour l’abattage des arbres et l’avis également négatif de l’Agence wallonne du patrimoine. L’échevin Ecolo estime qu’au vu de la motivation du refus de permis, le projet doit manifestement être revu de manière fondamentale.