Engie a revu sa copie et a décidé de diminuer la taille des mâts.

Depuis plus d’un an, le projet d’installation d’éoliennes à Rebecq cristallise toutes les conversations. Les riverains ont rapidement exprimé leurs inquiétudes malgré les réunions d’information qui se sont tenues.

Le projet présenté initialement aux Rebecquois faisait état de l’installation de trois éoliennes d’une hauteur de 180 mètres. “L’endroit n’a pas été choisi au hasard, explique Michael Lavry, chef de projet. Vu la hauteur des mâts, nous devions installer les éoliennes à 720 mètres de la zone d’habitat, tout en faisant attention aux contraintes des conduites qu’il faut respecter et d’être à au moins 400 mètres d’une maison isolée.”

Depuis cette présentation, le projet a quelque peu évolué. “Nous avons eu une réflexion en interne et nous avons également tenu compte de ce que les riverains nous ont expliqué durant la réunion d’information.”

Et finalement, le projet est revu à la baisse. “On passe de trois à deux éoliennes, continue Michael Lavry. Nous avons décidé de retirer celle qui se trouvait le plus au Sud pour trois raisons. La première : elle se trouvait sur un point de vue remarquable. La deuxième : elle était la plus proche de la vallée des Oiseaux. Enfin, les raccordements ne le permettaient pas non plus.”

Mais ce n’est pas le seul changement. La hauteur des mâts passe de 180 à 150 mètres et logiquement, il ne devrait pas y avoir de balisage (ces lumières rouges et blanches). “Je pense que la nouvelle mouture apporte une réponse positive aux reproches qui avaient été émis”, conclut le chef de projet.

Engie entend déposer sa demande de permis avant les grandes vacances (s’en suivra une enquête publique) et s’il est accepté, ces deux éoliennes pourraient fournir 3 500 à 4 000 ménages en électricité.

Deux ateliers pour informer les riverains

Vu l’ampleur de la mobilisation rebecquoise vis-à-vis de ce projet, Engie a décidé d’organiser deux ateliers d’informations. Ceux-ci se tiendront les 3 et 5 mars à la salle communale de Wisbecq de 18 h à 21 h. "L’idée est d’avoir un moment où tout le monde peut poser ses questions, précise Michael Lavry. Ce n’est pas un exposé du projet. Chaque riverain peut venir nous interpeller de manière individuelle pour parler de son cas précis. Une demi-douzaine de spécialistes (Engie, bureau d’études…) seront présents pour répondre de la manière la plus précise aux interrogations des Rebecquois."