Après avoir investi plus d’un million d’euros pour rénover l’ancienne maison communale, au 38 de la rue de Bruxelles, la Ville de Genappe y a installé divers services afin de créer sur place un pôle culturel. Le centre culturel s’est installé à l’étage, le syndicat d’initiative tient ses permanences au rez-de-chaussée avec le "relais du visiteur", la maison des jeunes le Bug-1 est en train de les rejoindre, et le centre d’expression et de créativité Les Ateliers du Léz’Arts est installé juste à l’arrière.

Il y a quelques années déjà, à l’occasion d’une formation commune à plusieurs de ses acteurs, l’idée d’accroître les synergies est apparue. Et petit à petit, le projet de mettre sur pied le "Carrefour culturel" baptisé le 38, et rassemblant les quatre associations en une seule structure, se met en place.

Dernière avancée en date de ce projet pilote à l’échelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les assemblées générales de chacune des entités composant le 38 ont reçu les futurs statuts. "Ils n’ont pas été approuvés pour l’instant mais il n’y a pas de frein et aucune remarque négative n’a été émise, indique l’échevin de la Culture. Tout le monde a déjà intégré l’idée et les équipes travaillent déjà ensemble au quotidien. Nous espérons lancer cette nouvelle dynamique en 2022."

Si sur le terrain, cela semble naturel et le rapprochement permet à la fois des économies d’échelle et la naissance d’initiatives plus ambitieuses puisqu’il y a davantage de ressources financières et humaines pour les porter, cela ne va pas sans complications administratives.

Une des clés sera de pouvoir maintenir les financements de chacune des entités lorsqu’il n’y aura plus qu’une structure faîtière. "Par exemple, le centre culturel dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles tandis que le tourisme, c’est la Région wallonne", illustre l’échevin de la jeunesse et du tourisme, Benoît Huts.

Mardi, la ministre de la Jeunesse, Valérie Glatigny, a rencontré sur place les élus locaux et les représentants des quatre associations. Et elle a visiblement apprécié le projet pilote mené au Lothier.

"Cela n’existe nulle part ailleurs, confirmait-elle. Réunir culture, jeunesse et tourisme, c’est innovant et j’ai passé un moment très riche. On va voir comment on peut faire, la demande venant du terrain, pour faire fonctionner tout cela au niveau des différents décrets."