L’opposition socialiste rejoint la majorité pour contester le permis du contournement nord de Wavre.

Ce n’est pas un secret, Grez-Doiceau va introduire au Conseil d’État une demande de suspension et un recours en annulation du permis accordé au projet de contournement nord de Wavre.

Depuis le conseil communal de ce mardi, c’est une majorité renforcée par la "nouvelle" liste l’Équipe à tendance socialiste qui appuiera la démarche. C’était dans l’air, avec le départ de son chef de file Nicolas Tancredi, la majorité grézienne risque de régulièrement pouvoir compter sur l’appui de Charlotte Vanbever et Pascal Tollet, les deux conseillers de l’Équipe.

Cela s’est donc avéré dès la prestation de serment de la première nommée.

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Dans leur argumentaire pour introduire le recours, les quatre groupes politiques (Avec Vous, Ecolo, L’Équipe et Défi) expliquent que ce maillon routier "est un contre-exemple de développement durable. Les objectifs économiques portés vont à l’encontre du cadre de vie et des besoins sociaux et environnementaux locaux".

Dans un communiqué, il est ajouté qu’"en particulier, ce contournement aspirera davantage de véhicules et dégradera la mobilité sur plusieurs voiries de Grez-Doiceau avec - entre autres - un engorgement conséquent du centre grézien, la saturation de la N25, l’encombrement de Gastuche selon le phasage des travaux, des effets inconnus à long terme pour le trafic en transit par Archennes/Pécrot/Néthen, etc."

Concernant les effets sur l’environnement, les signataires précisent que le rapport de l’auteur du projet sur les incidences environnementales énonce une perte irrémédiable de biodiversité et de la qualité de vie dans la vallée de la Dyle, notamment pour la zone Natura 2000 des marais de Laurensart et dans le bois des Vallées reconnu en tant que site de grand intérêt biologique.

"Ce projet délétère de plus de 27 millions d’euros atteindra ses limites en moins de dix ans. Il est urgent de le remplacer par un ensemble de solutions durables loin du tout-à-la-voiture, en réponse aux enjeux climatiques et en visant à l’amélioration réelle de notre cadre de vie. Des alternatives moins coûteuses et moins dommageables pour l’environnement ont pourtant été étudiées et sont sur la table."