Depuis la crise du Covid et l’engouement des citoyens qui, confinés à la maison, se sont mis au tri, le volume d’objets électroniques jetés à la poubelle a augmenté considérablement.

Dans le cadre du projet européen « Sharepair », la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, l’UCLouvain, la Maison du Développement Durable, et Cyréo ont monté le RepairStudio, au sein de l’OpenHub. L’objectif est d’offrir une seconde vie aux objets, voire de les recycler en détournant l’électronique. Carole travaille pour Cyréo, une entreprise d’insertion, donc de remise à l’emploi de travailleurs, qui s’occupe aussi de la collecte d’objet afin de les réparer et de les revendre ensuite 1/3 du prix. C’est Sébastien qui a été engagé par Cyréo et qui est le « réparateur », tous les mercredis de 12h à 18h30. « C’est vraiment un plaisir de travailler pour la planète et de faire ça pour les gens », explique-t-il. Si Sébastien ne sait pas réparer les objets, il peut également, en accord avec le client, commander les pièces manquantes directement au fabriquant. « Une autre solution, c’est de faire appel au Makilab, présent aussi à l’OpenHub, pour imprimer en 3D des pièces qui n’existeraient plus ou pas dans le commerce », ajoute Carole.

Au niveau des fonds, le projet européen Sharepair possède plus de 7 millions d’euros pour financer ce genre de projet. La Maison de développement durable a pu bénéficier d’une petite partie de ce montant, comme elle est partenaire de Leuven. Les 4 objectifs de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et de ses partenaires sont de comprendre pourquoi l’économie des déchets ne se développe pas, de cartographier les acteurs de la réparation, de créer une base de données pour comprendre la réparation et d’étudier les faisabilités d’un atelier de réparation. « Nous devons connaitre la viabilité de ce projet », explique l’échevin Philippe Delvaux, échevin de l’environnement. Bhmasin, un citoyen est venu déposer un outil de jardin défaillant et pour lui c’est une satisfaction de pouvoir donner une seconde vie aux objets. « C’est un peu comme un hôpital en fait. Je trouve qu’il devrait même y avoir une participation citoyenne bénévole qui se chargerait d’aller chercher les objets chez les gens pour les faire réparer ici », explique-t-il.