Le roi Philippe est arrivé mercredi matin en train à la gare d'Ottignies, en provenance de Bruxelles-Luxembourg. Le souverain y est allé à la rencontre de membres du personnel des chemins de fer et a pu visiter le poste de contrôle du réseau. Accueilli par les CEO respectifs de la SNCB et d'Infrabel, Sophie Dutordoir et Benoît Gilson, le roi Philippe a rencontré différents membres du personnel: conducteurs, accompagnateurs, agents de Securail ou encore employés des guichets.


Le roi Philippe a conclu sa visite de la gare, qui constitue un "noeud stratégique" où s'effectuent beaucoup de correspondances, par un passage au sein de la cabine de signalisation. Celle-ci a été rouverte dans le cadre de la crise sanitaire et des travailleurs de la cabine de Namur y ont été rapatriés afin de permettre davantage de distanciation entre les employés.

Une dizaine de membre du personnel SNCB a eu l’occasion de discuter avec le roi Philippe ce mercredi matin. Une visite pas comme les autres pour ces travailleurs et qui peut être très impressionnante. Fatima El Yazidi et Khalil Laroussi sont tous les deux guichetiers à la gare d’Ottignies. Ils se sont présentés au roi et ont pu parler avec lui quelques minutes. « Il nous a demandé quelles étaient nos principales mission et comment on avait vécu la crise sanitaire », explique Khalil. Le roi a également tenu à les remercier pour l’ensemble de leur travail. « C’est très impressionnant de le rencontrer », confie Fatima. Les deux guichetiers expliquent avoir remarqué le côté humain du roi pendant sa visite, eux qui ne s’attendaient pas à le rencontrer dans leur vie.

Thibaut Gerard est accompagnateur de train à Namur. Il a essentiellement partagé au roi les différentes missions que son travail implique. « Il m’a demandé ce que je faisais exactement, et j’ai répondu que mon rôle principal est de chouchouter le voyageur et lui apporter les informations qu’il demande », dit-il.

Sébastien Cuvelier est quant à lui contrôleur de la circulation des voies dans la cabine de signalisation Infrabel. Le roi l’a interrogé sur son travail quotidien. « Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre le roi, et c’est assez réconfortant au vu des circonstances », explique-t-il. Selon lui, cela permet de voir que le roi n’oublie pas ceux qui travaillent tous les jours pendant la crise.

Avant de rentrer vers Bruxelles, en voiture cette fois, le souverain a reçu quelques explications quant à l'évolution du dossier du RER et s'est fait offrir une édition spéciale SNCB d'un célèbre jeu de société, ainsi qu'une maquette de locomotive d'Infrabel.