Qui a dit que les frituristes commençaient leur journée à midi ? Chez Claudy, à Nivelles, il y a déjà de l’animation derrière le comptoir aux petites heures. “J’arrive à 6 heures tous les matins pour préparer les salades, les américains, pour découper de légumes, nettoyer les filtres… Ce n’est pas parce qu’on tient une friterie qu’on se tourne les pouces, sourit Mickaël Epis, qui a repris la friterie de son parrain, Claudy, il y a quatre ans. La concurrence est rude, il faut sortir de la qualité, du frais.”

Et côté fraîcheur, on sait y faire dans cette friterie de la place Émile de Lalieux. “Les frites viennent d’un ancien fermier qui travaille dans la pomme de terre à Loupoigne. Il sélectionne les variétés en fonction des saisons. La cuisson des frites joue beaucoup, on utilise de la graisse de bœuf raffinée et renouvelée tous les deux jours. C’est assez exceptionnel pour une friterie, où l’on a tendance à tirer la graisser sur plusieurs jours.”

La friterie propose aussi un coin sandwicherie et là aussi, on mise sur le frais. “On n’utilise pas de baguettes surgelées, elles viennent tout droit de la boulangerie du Champ du pain à Nivelles, poursuit Mickaël. Pour les préparations de salades, j’ai été formé par le boucher Lambillotte et j’ai repris un de ses employés qui continue à faire ses préparations. On fait tout maison : boulettes, hamburgers… et on les prépare tous les matins.”

Commandes en ligne, par téléphone, livraisons plusieurs jours par semaine… La friterie se veut moderne et au service du client. Mickaël a la fibre commerciale et sait comment développer son affaire. Il faut dire qu’avant d’être frituriste, il a travaillé chez Arjo Wiggins, est devenu manager d’un établissement de fast-food bien connu, puis directeur dans plusieurs supermarchés. “Le fait d’avoir connu plusieurs vies professionnelles me permet de voir les choses différemment et de ne pas me cantonner au métier de frituriste. Il faut se diversifier, peu importe le domaine.”