Les élèves de 6e primaire de l’école Les Colibris ont appris à slammer.

On l’entend souvent dans la bouche des enfants : l’école, c’est barbant et c’est toujours la même chose. Pour casser cette routine, l’école des Colibris, à La Hulpe, a fait appel à Sylvain Farhi, un slammeur professionnel afin de les aider à exprimer ce qu’ils ont au fond d’eux via le slam, cette sorte de poésie urbaine qui a été mise au goût du jour il y a quelques années par un certain Grand Corps Malade.

Pendant trois semaines, les élèves de sixième primaire ont suivi sept périodes de deux heures avec l’artiste. "L’idée, c’était d’essayer de leur donner le plaisir de la langue française via le slam, explique le slammeur professionnel. Cela leur permet d’explorer l’écriture pour exprimer leurs émotions."

Autour d’une thématique : "Pour que le monde de demain reste humain", les apprentis-slammeurs ont laissé parler leur imagination avec, il faut le souligner, un certain plaisir et de belles réussites.

Pourtant, à la base, le slam était presque une énigme pour tout le monde. "Au début, c’était un peu compliqué pour tout le monde, reconnaissent Valérie Radoux et Michael Arnalsteen, les deux professeurs qui ont participé aux ateliers avec leur classe. Mais au final, c’était une expérience très enrichissante tant pour eux que pour nous. Ce qui était intéressant, c’est qu’ils ne devaient pas spécialement faire attention à l’orthographe. C’est surtout le sens des mots qui était important. Je pense que le résultat est très positif et, en tout cas, tout le monde en garde un très bon souvenir."

Un souvenir qui s’est même concrétisé matériellement puisque les élèves ont réalisé un CD avec leurs proses. "C’est le bouquet final pour eux et cela leur permet de se souvenir de ce qu’ils ont fait pendant ces quelques heures de travail avec moi", conclut Sylvain Farhi.

Et c’est fièrement que les enfants qui ont participé aux ateliers ont déclamé leurs trouvailles devant leurs parents tout aussi fiers de leurs bambins.J. Br.