Recevoir de l’argent pour rouler à vélo vers son lieu de travail. Cette fameuse "indemnité vélo" peine à séduire dans le Brabant Wallon, et l'ensemble de la Belgique francophone. C’est ce qui ressort de l’étude de la société privée SD Worx. Le calculateur de salaires de Belgique a analysé les indemnités vélos auprès d’un million d’employés à contrat indéterminé de 35.000 entreprises.

Le Brabant Wallon reste la province wallonne où ce système de "vélo de société" est le plus présent… mais à un taux qui demeure extrêmement bas, et qui de plus est en légère baisse. Seul 1,71% des salariés sondés du Brabant Wallon a bénéficié d’une "indemnité vélos" en 2021, contre 5,54% en Région bruxelloise et 19,19% en Flandre orientale. Dans les autres provinces de Wallonie, on retrouve des taux encore plus bas : 1,38% à Liège, 1,10% à Namur et 1,12% dans le Hainaut. Dans le Brabant flamand, voisin du BW, ce taux est de 7,75%.

Une prime moyenne de 100€ dans le BW

Le montant moyen de la prime est de 100,32€ dans la Jeune Province, à savoir le montant le plus bas de Wallonie. Pour information, l’indemnité vélo était fixée à 0,24€ par kilomètre de trajet domicile-travail en 2021. En 2022, ce montant est de 0,25€.

Au total, 8,58% des employeurs brabançons wallons proposent ce type de formules… un quota dans la moyenne wallonne, mais nettement inférieur à la Flandre (25%) et Bruxelles (22,81%).

Malgré l'augmentation des employeurs et des salariés séduits par la prime en moyenne en Belgique, le nombre de déplacements indemnisé pour aller travailler est en baisse dans le pays au cours de l'année dernière. "Le coronavirus et le travail à domicile constituent des obstacles à l'utilisation de la bicyclette comme moyen de transport (compensation)", explique Jean-Luc Vannieuwenhuyse, expert juridique chez SD Worx. Rappelons que ce chiffre ne concerne que les travailleurs privés indemnisés. "Le nombre total de navetteurs qui utilisent le vélo est probablement beaucoup plus élevé", indique la société.

L’entreprise de ressources humaines prévoit, malgré la baisse des déplacements, un essor de cette formule dans les années à venir. "Peut-être que l'augmentation du prix des carburants incitera également davantage de personnes à quitter leur voiture et à enfourcher leur vélo. Les employeurs qui veulent maîtriser leurs coûts peuvent promouvoir l'utilisation de la bicyclette (encore plus) pour les déplacements domicile-travail", commente Jean-Luc Vannieuwenhuyse, expert juridique chez SD Worx.