Ce samedi, Waterloo fera ses premiers pas en 2e division

WATERLOO Le Waterloo Ambiorix Sport Handball a presque tout gagné depuis deux ans et aimerait garder cette cadence, mais ne veut pas prendre de risques en débarquant en D2. “Au départ, on visait la nationale 2 dans les trois ans et, finalement, nous venons de connaître deux montées successives” , a rappelé Jean-François Hannosset, le coach du Wash lors de la présentation de l’équipe jeudi. “Pour la division 1, nous nous donnons également un laps de temps de 3 années pour y arriver.”

Mais pour y arriver, il faut d’abord pouvoir se maintenir, c’est donc avec l’objectif de terminer cinquième de la phase classique (et premier à l’entame des playdowns) pour pouvoir vivre une fin de championnat “sereine”.

Le staff a, également, bien compris qu’il n’était pas nécessaire de mettre la pression inutilement sur les joueurs, qui n’ont presque rien perdu depuis deux saisons. “Ils doivent apprendre à perdre” , clame Hannosset qui vanne tout de même ses poulains sur le non-match en Coupe le week-end passé (défaite 29-23 à Jemeppe qui joue en LFH). “Avant tout, ils doivent garder le plaisir de jouer. Le club doit conserver son esprit familial.”

Certes mais la division 2 présente un tout autre niveau et pour éviter de faire de la figuration, le club a pris conscience qu’il fallait augmenter le nombre de séances d’entraînements. “Nous en dispensons trois par semaine” , commence Pierre Bellery, coach-adjoint. “Mais surtout, elles sont mieux dispersées dans la semaine (Lundi, mercredi, vendredi). De plus, nous allons nous répartir le travail entre les trois entraîneurs. On sera plus organisé. L’un s’occupera de la tactique, l’autre du physique…”

Si l’objectif à court terme est “raisonnable” , les ambitions ne manquent pas à Waterloo. Frustrés de ne pas pouvoir disposer de la salle comme ils le veulent, les Lions envisagent même de créer leur propre salle. “C’est un projet sur cinq ans. On y arrive ou on n’y arrive pas, mais nous avons déjà des contacts avec des clubs de minifoot (qui utilisent le même marquage que nous) de la région pour pouvoir leur sous-louer” , explique Bruno Adam, le président waterlootois qui garde un peu plus les pieds sur terre que son coach. “Moi, je suis la croissance et le président la contrôle. Le club est donc en croissance contrôlée” , rigole Jean-François Hannosset.



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