LASNE

Les élèves de 6e primaire ont été sensibilisés à la situation au Cameroun

ENSEIGNEMENT “La scolarisation d’un enfant non-voyant coûte cher, car il lui faut une canne, une tablette braille ainsi qu’un poinçon et des feuilles spécifiques, plutôt qu’un stylo et un cahier” , a expliqué Coco Bertin, hier matin devant une vingtaine d’élèves de sixième primaire de l’école Sainte-Lut- garde de Lasne.

Ce musicien camerounais, non-voyant depuis l’âge de 15 ans, est président du club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun. L’association a créé une école primaire accueillant des enfants voyants et non-voyants.

Et c’est donc pour partager son expérience que Coco Bertin était présent à Lasne, hier, à l’occasion de la plus grande leçon au monde sur le thème Un (goal) but : l’éducation pour tous, dans le cadre de la campagne mondiale pour l’éducation soutenue par la Fifa.

“Plus de 75 millions d’enfants et jeunes n’ont pas accès à l’école, alors qu’il s’agit d’un droit fondamental repris dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme” , a rappelé Micky Ducamp, coordinateur de la campagne pour l’éducation en Belgique. “Dans ce domaine, les progrès restent insuffisants.”

Avec le témoignage de Coco Bertin, les sixièmes de Sainte-Lutgarde en ont bien pris conscience.

“Les élèves viennent d’un milieu privilégié” , note Chantal Bauwens, professeur de religion. “Il est donc important de leur faire prendre conscience du quotidien des milliers d’enfants dans le monde. Et faire venir quelqu’un qui vit cela, c’est plus concret, cela permet de montrer aux enfants qu’ils ont aussi un rôle à jouer dans le futur, mais aussi aujourd’hui, à leur niveau.”



© La Dernière Heure 2010