Brabant wallon Les agriculteurs ont rappelé la nécessité d’emprunter la N25 dans leur travail quotidien.

La mobilisation était tout aussi importante ce lundi de l’autre côté de la N25, où l’on a bloqué les accès à Wavre et Grez-Doiceau. Au bout du chemin du Vieusart, à Wavre, s’est réunie une vingtaine d’agriculteurs dont la majorité possède des terres autour de la cité du Maca. Et là aussi, on a sensibilisé les quelques automobilistes refoulés à la nécessité de la N25 pour leurs trajets quotidiens.

"Du matin au soir, je suis sur cette route, insiste Henri Van Parijs, agriculteur wavrien et propriétaire de cultures dans plusieurs communes de la province. Je l’emprunte jusqu’à 20 fois par jour en pleine saison pour rejoindre ma ferme ou le dépôt de céréales. Je possède des cultures de Lasne à Jodoigne, j’ai plus de 42 km d’une culture à l’autre. Je n’ai pas le choix, je suis obligé de l’emprunter cette N25. De même que certains agriculteurs dont les terres sont entrecoupées par la nationale et dont l’accès ne peut se faire uniquement par la N25."

La présidente de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) était également présente au blocage de Wavre. "L’objectif aujourd’hui est de sensibiliser les automobilistes et qu’ils se rendent compte de la difficulté à certains endroits sur les routes secondaires de se croiser entre deux engins agricoles ou entre un engin agricole et une voiture, a indiqué sur place Marianne Streel. La mobilisation et la détermination sont grandes et aux sept points, nous avons de nombreux agriculteurs."

La FWA n’exclut pas d’autres actions, elle se penchera sur la question si le ministre Di Antonio ne plie pas face à la menace de la fédération d’aller en recours au Conseil d’État. L’ultimatum est fixé au 16 août…