Encore un peu de patience et le feu qui règle le passage en alternance à hauteur de l’abbaye va disparaitre. Le chantier de rénovation des arcades, dont la fin était annoncée initialement pour le printemps, se termine. L’endroit était complètement fermé à la circulation durant la journée de lundi et ce sera encore le cas ce mardi, afin d’enlever les échafaudages.

C’était déjà fait, lundi soir, pour un des deux côtés. Ce qui permet aux Villersois de découvrir à quoi vont ressembler les arcades enfin rénovées. Ceux qui s’attendaient à les retrouver comme ils les ont connues il y a quelques années, seront sans doute un peu étonnés. La réhabilitation est très réussie, les pierres bleues bien mises en valeur, mais le parti pris de la rénovation était de remettre les arcades dans leur état plus ancien, lorsque les briques étaient couvertes d’un enduit blanc.

Pour le reste, on sait que sous le puzzle reconstitué - il a fallu replacer 361 pierres qui n’ont pas été trop endommagées lors des accidents successifs et en refaire d’autres grâce au savoir-faire de tailleurs spécialisés - se cache une structure moderne.

Celle-ci permet à la partie inférieure des arcades rénovées de ne plus supporter la partie supérieure, ce qui évitera de catastrophiques effondrements en cas de nouvelle collision avec un camion, comme cela s’était produit en 1974, en octobre 2013 et encore en octobre 2018, avec les dégâts que l’on sait.

Le chantier de rénovation a coûté un peu plus d’un million d’euros. Pour prévenir de nouveaux accidents dès la réouverture de la chaussée, le Service public de Wallonie a profité de l’interruption de la circulation durant la journée de lundi pour poser deux portiques de sécurité, de part et d’autres des arcades restaurées.

En venant de Genappe ou de Tangissart, ce dispositif destiné à empêcher le passage de camions ou de tracteurs trop hauts dans le goulot des ruines est placé juste devant la porte de Bruxelles, ce qui donne un effet esthétique… discutable. En venant de Villers, le portique a été installé un peu avant la brasserie des Hostieux moines, entre les deux parkings de l’abbaye.

© Fifi