La Journée internationale des droits des femmes a donné lieu, lundi à midi, à une mobilisation de plusieurs associations sur la place de l’Université, à Louvain-la-Neuve. Le kot féministe L’Angela, en partenariat avec l’AGL, le collectif des femmes, le Corps scientifique de l’UCLouvain (CorSci) et le cercle LGBTQIAP + avait organisé une manifestation pour évoquer les avancées mais aussi les reculs enregistrés en 2020 pour la cause des femmes.

Et cela concerne aussi la Belgique. Ainsi, les participants ont copieusement hué l’évocation de la proposition de loi sur la “protection de l’enfant à naitre”, portée par certains l’an dernier au parlement fédéral.

À Louvain-la-Neuve et au sein de l’Université, l’égalité homme-femme nécessite encore de se battre au quotidien, d’après les intervenantes. Qui ont notamment pointé le nombre encore beaucoup trop faible de femmes parmi les enseignants et les académiques, malgré le nombre important d’étudiantes. À partir des doctorats et post-doctorat, les proportions s’inversent et cela ne voit pas être vu comme une fatalité. Le CorSci a appelé à une politique ambitieuse en la matière.

Du côté des étudiantes, on dénonce la présence de certains auteurs de propos voire d’actes pénalement répréhensibles au sein des comités des cercles ou des régionales, sans qu’ils soient trop inquiétés. Autre problème, l’éclairage déficient des rues et ruelles de la cité universitaire, qui empêche les femmes de se sentir en sécurité lorsqu’elles circulent la nuit à Louvain-la-Neuve.

Des revendications comme l’adoption de noms féminins pour certains auditoires, qui semblent relativement simples à appliquer, ne sont toujours pas d’actualité alors que ce sont des revendications de longue date.

“Les idées se lancent mais rien n’avance, constate Pauline Langouche, du kot-à-projet L’Angela. Il n’y a aujourd’hui aucun auditoire à Louvain-la-Neuve qui porte le nom d’une femme, à part Sainte-Barbe !”