À Ramillies, en son propre nom, Jean-Jacques Mathy ne s’en cache pas, la fusion des communes, il ne l’estime actuellement pas nécessaire. "Je peux comprendre que pour les petites communes qui ont des difficultés avec leurs finances ce soit compliqué et que la fusion est probablement la seule solution. Ramillies n’est pas dans ce cas-là. Nous pratiquons la mutualisation sur une série de dossiers, ce qui fonctionne assez bien et, à ce stade, est suffisant. Avec une fusion, nous perdrions notre identité rurale, à laquelle les habitants tiennent fermement."

Jean-Jacques Mathy tient à la proximité également : "Nous avons un personnel communal proche des citoyens, réactif, où tout le monde se connaît. C’est une force des petites communes. À part si nous y sommes contraints, ce ne serait pas de notre initiative que Ramillies s’engagerait dans une fusion."

À Beauvechain, Carole Ghiot n’a pas vraiment d’avis sur la question. "Actuellement, le sujet n’a pas encore été abordé. De prime abord, la fusion, ce sont les grandes communes qui seraient gagnantes. " Beauvechain, pour sa part, peut compter sur plusieurs partenariats avec d’autres communes pour, par exemple, mutualiser des recrutements, des ressources… que ce soit avec Incourt, Grez-Doiceau ou d’autres communes de l’Est, notamment pour les inondations.

Du côté d’Hélécine, plus petite commune du Brabant wallon, Pascal Collin, le bourgmestre, a son avis : "Je pense que la fusion des communes sera dans un futur assez proche le seul moyen de survie pour les ‘petites’ entités. À un moment donné et vu le contexte actuel, une petite commune comme la nôtre risque de ne plus être viable très rapidement sur le plan financier. En ce qui concerne les sept communes de l’est du BW, nous unissons déjà nos forces quand il s’agit d’engager des dépenses importantes, comme le recrutement futur d’un coordinateur Inondations et des profils très spécialisés, mais de là à fusionner…"

Pascal Collin a néanmoins des exigences si cela devait se faire. "L’idée ne séduit pas tout le monde, tout dépend des sensibilités. Pas question pour une commune comme Hélécine, par exemple, de perdre son identité. Quelle sera la position de la Région wallonne lors de la prochaine législature ? Wait and see !"