À Ittre, c’est l’agence BNP qui va prochainement fermer ses portes

Le problème n’est pas neuf mais ne cesse de s’amplifier au fil des années : la plupart des centres-villes, et leurs commerces par la même occasion, souffrent énormément en Brabant wallon.

Manque d’attractivité, concurrence accrue, clients absents, politique du commerce… les motifs sont nombreux mais la réalité est bien là : la vie est dure pour les commerçants des centres-villes. Et Ittre ne déroge pas à la règle. Alors que le bourgmestre, Ferdinand Jolly, se faisait une joie d’annoncer l’ouverture prochaine d’un distributeur de billets au sein de la poste de Virginal, cela cache une réalité bien plus sombre.

En effet, s’il y a quelques mois une pétition avait été lancée pour l’installation d’un distributeur de billets dans l’entité, ce n’est pas cette dernière qui a fait pencher la balance. "Le problème, c’est que la banque BNP a décidé de quitter Ittre car ils ont l’occasion de reprendre une agence à Braine-le-Château", note le maïeur.

En résumé : Virginal gagne un distributeur de billets alors qu’Ittre perd une banque ! Rien ne change donc… "Vu comme ça, c’est une mauvaise nouvelle effectivement, reconnaît Ferdinand Jolly. Maintenant, nous avons tout de même obtenu que le distributeur d’Ittre reste en place jusque juin 2019."

Et pour cause : le nouveau distributeur de billets de la poste ne sera installé… que courant de l’année 2019. "C’est une obligation contractuelle de la poste de maintenir un distributeur. On les a donc mis face à leurs responsabilités."

Quant aux responsabilités des autorités communales, ce sera de trouver une solution pour avoir plus d’un distributeur pour les villages à l’avenir. "Nous allons essayer de trouver une solution. L’idée serait soit d’installer un distributeur dans un bâtiment existant soit de mettre sur pied un kiosque. Maintenant, il faudrait savoir quel en serait le coût", conclut le maïeur ittrois.

Wavre, Ottignies et Waterloo au top

Si la vie est dure pour certains centres-villes au sein de la Jeune Province, d’autres peuvent tout de même se targuer d’une belle réussite. Il y a quelques jours, en effet, l’Association du management de centre-ville (AMCV) a rendu son bulletin. L’association a effectué des relevés dans 31 villes wallonnes, se basant sur une multitude de critères. Ces experts ont par exemple étudié la taille du centre-ville, le nombre de magasins ou encore le taux de cellules vides.

Et à ce petit jeu, six centres-villes sortent du lot et trois se trouvent en Brabant wallon. Il s’agit de Waterloo (avec une note de 74,36 %), d’Ottignies-Louvain-la-Neuve (72,45 %) et de Wavre (67,51 %). Mais attention, ce n’est pas pour autant que tout est rose au sein de ces trois entités brabançonnes wallonnes.

Mont-Saint-Guibert se déserte de plus en plus

Ittre n’est pas la seule commune du Brabant wallon à souffrir. Il y a quelques mois, c’est du côté de Quenast (Rebecq), que les habitants tiraient la sonnette d’alarme et lançaient un appel sur les réseaux sociaux afin que ce petit village de 4.000 habitants ne se retrouve pas sans brasserie, épicerie ni boulangerie.

Une situation difficile à vivre, surtout pour les personnes âgées qui ne peuvent plus se déplacer en voiture et qui se voient privées d’une boulangerie ou d’une boucherie.

Mais le cas de Mont-Saint-Guibert est aussi inquiétant. Alors que la commune était attractive, en quelques années, elle s’est complètement désertée. Si par le passé, on pouvait y compter une dizaine de cafés, ils ne sont plus que deux à faire de la résistance. Sans oublier le futur déménagement de la banque BNP qui va se rendre du côté de l’Axis Parc.

L’un des derniers coups durs pour la commune fut aussi la fermeture de la dernière librairie, il y a un an. Après six ans d’activité, Valérie décidait de remettre son tablier pour se consacrer à sa vie de famille, ce rythme de vie étant devenu intenable.

Mais pourquoi les commerces ferment-ils les uns après les autres à Mont-Saint-Guibert ? Visiblement, c’est Corbais et sa nationale qui semblent avoir la cote ! Toujours est-il qu’il est temps de trouver une solution pour redynamiser ces centres-villes importants pour les habitants qui n’ont pas toujours les moyens de faire des dizaines de kilomètres.