Brabant wallon Environ 145 logements seront construits à terme en bordure du quartier du Vert Chemin.

Pour les anciens Nivellois, chabote est un mot en wallon qui signifie un creux ou une cavité. Et pour ceux qui suivent l’actualité politique à Nivelles, cela pourrait qualifier un dossier qui n’avance guère : le projet des Chabotes, un nouveau quartier à faire sortir de terre à côté du Vert Chemin, a été initié par les Habitations sociales du Roman Païs (HSRP) en 2005 et jusqu’à hier, le premier coup de pelle n’avait pas été donné.

Il est vrai que le projet était compliqué. Au départ, il était question d’aménager un terrain de 1,26 hectare mais tant la Ville de Nivelles que le fonctionnaire délégué préféraient recevoir une réflexion globale sur une zone encore libre au milieu de l’habitat, partagée au niveau des propriétés entre les HSRP, le CPAS aclot et un agriculteur.

C’est finalement en 2011 qu’un bureau d’études a travaillé sur l’ensemble des parcelles, et que des contacts ont été noués en vue de vendre l’ensemble. L’agriculteur a cédé son terrain à la Société wallonne du logement (SWL) et le CPAS à Thomas et Piron. Et les trois nouveaux acteurs ont avancé ensemble sur une série de points dont l’égouttage et les voiries, tout en développant des projets immobiliers selon leurs propres critères.

Pas simple mais le bourgmestre Pierre Huart a pu symboliquement poser hier après-midi la première pièce d’égouttage : le chantier démarre enfin et progressivement, c’est un nouveau quartier qui va sortir de terre sur environ 5,5 hectares.

Pour la partie Roman Païs, la plupart des permis d’urbanisme sont déjà octroyés et il est prévu de construire 23 maisons, 23 appartements et deux rez-de-chaussée commerciaux. Ces logements moyens ne seront pas loués mais proposés à la vente à des prix inférieurs à ceux du marché. La SWL, elle, équipera les terrains pour vendre 26 lots où les acquéreurs pourront construire selon leurs désirs. Et Thomas et Piron développera de son côté 73 maisons.

Les trois partenaires se sont vus imposer une charge d’urbanisme commune par la Ville : la construction d’une crèche pour remplacer les Bengalis, dont le bâtiment sera détruit lors du chantier. La capacité actuelle est de 18 lits et la nouvelle infrastructure en proposera 25.