Shampoings, colorations, balayages et autres soins de cheveux, les coiffeurs ont pu retrouver leurs clients dès ce samedi matin. Partout, des sourires se lisaient sous les masques, entre joie non contenue de pouvoir ré-exercer leur profession et soulagement, après 3 longs mois de fermeture imposée.

« Je suis la femme la plus heureuse du monde, s’écriait Joëlle Yahulo, la patronne du salon Elola à Braine-L’Alleud. Je travaille dans le métier depuis mes 16 ans et jamais je n’avais connu une telle fermeture. Alors ces 3 mois, je peux vous dire qu’ils ont été très longs. Mon salon et mes clients me manquaient, on était vraiment très tristes de rester à la maison. Ici, on a dû s’adapter pour rouvrir, mais peu importe les conditions de sécurité, on les aurait appliquées de toute façon. »

À ce niveau-là, que les clients se rassurent, elles sont respectées à la lettre au sein de chez Elola. « On n‘est présentes qu’à 2 avec Lili, mon employée et on accepte que deux clients à la fois, bien séparés de part et d’autre du salon, continue la patronne d'Elola. On a aussi des panneaux en plexiglass, du désinfectant pour les mains, des masques et même un détecteur de CO2, offert par la commune de Braine-l'Alleud, qu'on remercie chaudement. Enfin, on a procédé au gros entretien de la climatisation, pour pouvoir aérer au mieux la pièce. »

Un salon réorganisé pour répondre aux normes de sécurité

© G.VBG

Sans oublier la mise en place de toute une organisation. « Pour chaque homme, on s’est basé sur 20 minutes de coupe, 35 pour les femmes. Le tout, obligatoirement sur rendez-vous évidemment. Entre chaque client, on désinfecte et nettoie. Enfin, le soir on procède à ce grand nettoyage de fond en comble. »

Et bonne nouvelle pour le salon de coiffure, l’agenda est déjà bien rempli pour les prochains jours et prochaines semaines. « Ça va nous faire beaucoup de bien, conclut Joëlle Yahulo. On va essayer de rattraper les pertes des derniers mois, même si on ne pourra pas tout compenser. On a reçu des aides bien sûr, mais elles étaient insuffisantes. Pendant le 1er confinement, la plupart des frais fixes et crédits avaient été suspendus, ce n’était plus le cas pendant le 2e confinement. Du coup, les aides elles ont servi à ça : payer les factures. La fermeture ne pouvait donc plus durer … »

Les client(e)s ravi(e)s d’abandonner le système D

Du côté des clients, c’était également le soulagement, comme nous l’explique Sandrine, une habituée d'Elola. « Je suis évidemment ravie que le salon soit à nouveau ouvert. Pendant 3 mois, ça a été le règne de la débrouille ou alors je mettais un bonnet, ce que je ne faisais jamais, dit-elle en rigolant. Maintenant, je me sens à nouveau bien et j’ai pu passer un bon moment avec Joëlle, une amie depuis de longues années. Ce qui est tout aussi important que de se couper les cheveux ! »

« J’ai tout fait aussi moi-même pendant ces 3 mois, ajoute Cécile, une autre cliente. Je n’ai jamais pensé à « tricher » en faisant venir un coiffeur chez moi, le risque était pour moi trop grand. Alors on a patienté et je trouve que la réouverture est arrivée au bon moment. »