Depuis quelques semaines, on peut voir des annonces d’offres d’emploi qui reviennent régulièrement, émanant des administrations communales à la recherche de plusieurs profils. Visiblement, le recrutement s’avère de plus en plus compliqué, avec les conséquences que cela peut engendrer dans certaines administrations, surtout pour les petites communes.

À Ramillies, actuellement, outre les classiques annonces habituelles à cette époque pour constituer une réserve de recrutement d’accueillantes extrascolaires, l’administration communale cherche à recruter deux ouvriers qualifiés/brigadiers, grade D4, en stage avant nomination définitive, à temps plein, et cherche à constituer une réserve de recrutement ou encore à recruter un agent technique contractuel de niveau bachelier - grade D9 - pour son service des travaux.

Mais les recherches sont compliquées, explique Laurent Noël, directeur général de Ramillies : "Oui, pour certains profils, nous avons des difficultés. Soit l’appel à candidatures ne donne rien, soit il y a peu de candidats et à la fin de la procédure aucun ne convient. Il faut alors relancer la procédure. On constate ces difficultés principalement pour les profils techniques : travaux et urbanisme principalement."

À Jodoigne, alors que l’appel à candidatures pour un comptable pour le service finances a été bouclé au 1er juin, deux nouveaux profils sont recherchés : un agent constatateur pour le service environnement et un employé d’administration pour le service population/étrangers à 3/5e temps.

Jonathan Piret, directeur général à Jodoigne, se dit plutôt inquiet : "Oui, c’est peu de dire que cela devient compliqué d’engager dans la fonction publique. Pourquoi ? L’attractivité y est pour quelque chose. Avant, on venait dans le public pour la sécurité d’emploi, les horaires de bureau… À présent, on trouve cela aussi dans le privé ! Et même plus puisque les horaires sont de plus en plus flexibles, le télétravail est souvent de mise, ce qui n’est plus le cas dans l’administration, et en ce qui concerne la sécurité d’emploi, de nombreuses communes, mais pas Jodoigne, ne nomment plus le personnel, préférant payer des amendes…"

Jonathan Piret pointe aussi la RGB (révision générale des barèmes) qui date de 1994 : "On ne peut y déroger. Les gens sont placés dans des cases qui ne correspondent plus à la société actuelle. On n’a aucune marge de manœuvre. Parfois, on trouve des personnes compétentes mais qui habitent un peu loin. Avec le coût de l’énergie, elles renoncent alors que l’administration n’a pas le droit de faire un geste salarial…"