Certains sont vraiment sans scrupule ni morale. Voilà certainement le constat que l’on peut tirer à quelques jours de la Toussaint. Cette période de recueillement approche à grands pas mais pour les familles des défunts, il n’y a pas de date spécifique pour leur rendre hommage. Souvent, Beata se rend sur la tombe de sa maman qui repose dans le nouveau cimetière de Clabecq. Et tout ne se déroule pas toujours comme prévu. “Depuis le décès de ma maman, je me rends au cimetière à chaque occasion pour y déposer de belles compositions florales, explique Beata. Et à chaque fois, le constate que ce que j’y ai précédemment déposé a été volé.”

Il y a quelques jours, elle en a fait l’amère expérience pour la quatrième fois en moins d’un an. “J’ai ressenti une grande tristesse surtout lorsque j’ai remarqué qu’on lui avait volé la Sainte Vierge qu’elle aimait tant. Je ne comprends pas que des personnes soient capables de faire cela sans aucun état d’âme car c’est la seule chose que je pouvais encore apporter à ma maman. Comment peut-on faire ça sur un lieu de recueillement ?”, se demande-t-elle encore aujourd’hui.

Car si pour les voleurs, il ne s’agit “que” de fleurs ou de bijoux, pour les familles, c’est bien plus que cela. “Les coupables ne se rendent pas compte des répercussions que cela peut provoquer aux familles car la Toussaint approche et je n’ose même plus acheter quelque chose pour la tombe de ma maman. Franchement, je ne souhaite à personne de vivre cela”, continue Beata.

La Clabecquoise a fait part de sa mésaventure sur les réseaux sociaux et s’est vite rendu compte qu’elle n’était pas la seule victime de ce genre de faits. “Cela n’arrive pas qu’à moi car j’ai lu après ma publication sur Facebook que c’était arrivé à beaucoup d’autres personnes, ici au cimetière de Clabecq mais aussi au cimetière de Tubize.” Pour Beata, il est temps de faire quelque chose même si elle se rend bien compte qu’il est compliqué de sécuriser encore plus les cimetières qui sont des lieux ouverts au public. “Je pense qu’on pourrait sécuriser ces lieux contre ce genre de vandalisme en installant des caméras ou en engageant un surveillant.”

De nouveaux portiques

Pour tenter de parer à ces faits indélicats, “nous avons décidé de remplacer les portiques d’entrée des cimetières de la commune et ainsi mieux en interdire l’accès en dehors des heures autorisées, explique Michel Januth, le bourgmestre de Tubize. Par contre, quand un cimetière est ouvert, il serait compliqué d’en limiter l’accès aux seules personnes qui souhaitent s’y recueillir. De notre côté, il n’est pas possible de mettre un policier en permanence.”

Le bourgmestre compte aussi sur le contrôle social naturel en journée. “Il y a toujours de l’activité avec le fossoyeur qui va et vient. Je pense qu’il peut y avoir un contrôle social naturel pendant les heures d’ouverture des cimetières.” Quant aux portiques, ils sont en cours d’installation et devraient être prochainement opérationnels dans tous les cimetières de l’entité.