LASNE

Architecte paysagiste, Virginiever associe les plantes à ses acryliques

ARTISTES Durant plusieurs années, Virginie Vermeersch, alias Virginiever, a travaillé dans les jardins et elle a toujours été intéressée par les plantes, notamment médicinales.

Aujourd’hui, elle conjugue acryliques et hydrolat, cette eau parfumée qui subsiste une fois les plantes distillées, lors de la fabrication des huiles essentielles.

“Rose, angélique ou racine de Valériane… de chaque plante naît une émotion différente” , explique l’artiste lasnoise. “Mes toiles sont les herbiers du XXIe siècle. Avant, c’étaient les sorcières qui manipulaient les plantes; aujourd’hui, on sait que ce sont les molécules qui agissent. La berce, par exemple, c’est de l’énergie à l’état pur. J’ai travaillé de longues heures pour voir émerger des tons gris et rouge. L’eau de rose, comme les romans du même nom, suscite aussi l’émotion, ce qui donne des tableaux où le rouge s’impose.”

Les tons sont plus doux, pour le tableau que l’artiste a réalisé avec l’Angélique, pour une association qui soutient des femmes touchées par le cancer du sein.

“Je voulais partir vers le jaune, mais finalement, c’est le rose qui s’est imposé” , sourit l’artiste, qui affiche aussi des formules sur ses toiles. “Il s’agit d’une représentation de la molécule de la plante” , indique Virginie, qui associe les émotions et les couleurs révélées par les plantes aux atomes qui les composent, depuis deux ans. Le temps de constater que l’effet vaut aussi pour les visiteurs.

“J’ai reçu des gens souffrant d’insomnies et ils étaient justement attirés par les tableaux où j’ai utilisé des extraits de racine de Valériane.”

À confirmer lors d’une visite, dès vendredi. D’autant que les toiles s’exposent au côté des raku de Nadine Le Brun, qui utilise aussi des plantes. Simples et sauvages… comme les herbes. C’est donc le nom du parcours d’artistes d’Ohain.



© La Dernière Heure 2010