Plusieurs affaires dans lesquelles les méthodes de la police pour neutraliser les citoyens ont fait l’actualité ces dernières semaines. Au conseil de police de la zone Nivelles-Genappe, plusieurs élus ont voulu savoir comment était géré l’usage de la force au niveau local.

Dans sa réponse, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a précisé qu’il y avait des comportements qui n’étaient pas tolérés dans la zone, et qu’il n’était pas question de couvrir les policiers qui sortent de la légalité. Deux hommes ont d’ailleurs été mis à la porte ces dernières années, un pour des vols, l’autre pour des violences envers une collègue.

En ce qui concerne la maîtrise de la violence, il s’agit d’une matière complexe et à Nivelles et Genappe, on a décidé de compléter la formation de base que reçoivent les policiers à l’académie par un cours dispensé en interne, étalé sur un an.

Des recyclages sont également régulièrement prévus. À cet égard, le centre d’entraînement construit à côté du commissariat central, qui comporte un stand de tir mais aussi un dojo et une salle pour dispenser la théorie, est un outil précieux. Il semble cependant que certains policiers n’aient pas mené leur formation jusqu’au bout l’an dernier. "Ça m’embête, on va corriger cela", a précisé le chef de zone.

La zone de police Nivelles-Genappe s’efforce aussi d’instaurer, tant pour les décisions internes que dans les rapports avec les citoyens, une culture du dialogue.

Autre dispositif prévu pour s’assurer que les interventions se font dans les règles, le budget de la zone de police va prévoir, pour 2021, l’achat de bodycams pour équiper les policiers du service intervention. Les interactions avec les citoyens seront donc filmées pour limiter les contestations en cas de litige.

Le commissaire divisionnaire Pascal Neyman plaide également, pour éviter les dérapages, en faveur du maintien d’une zone de police à taille humaine où tout le monde se connaît et où un contrôle s’exerce naturellement.