La ville a donné son feu vert, mais les affaires économiques doivent encore se prononcer

WAVRE Les commerçants et des habitants de Limal l’avaient demandé. Le conseil communal a approuvé l’initiative de lancer un marché, le vendredi après-midi à Limal. Reste qu’il faut à présent attendre l’autorisation des Affaires économiques.

Ce nouveau marché – principalement alimentaire – devrait se tenir sur la place de l’Église, le vendredi dès 16 h. “Sans entrer en concurrence avec les commerçants ou les marchés du mercredi et du samedi” , a fait remarquer le bourgmestre en titre, Charles Michel.

C’est que, selon Benoît Thoreau, le marché de Wavre ne va pas très bien. Ce qui dérange le conseiller CDH ? La proportion de marchands occasionnels, qu’il juge “anormalement importante. Au dernier marché, ils étaient 76 sur 140 emplacements. Plus de la moitié des marchands ambulants ne sont pas des abonnés réguliers, mais occasionnels”.

Et Benoît Thoreau de pointer les absences injustifiées et répétées de certains marchands abonnés qui libèrent trop de places pour les marchants occasionnels dont certains viennent “avec des produits bas de gamme ou des prix bradés qui détruisent l’image de qualité du marché” .

Une réunion doit être organisée avec tous les acteurs, afin de parvenir à des solutions, estime le conseiller du Centre démocrate humaniste.

L’échevine du Commerce, Françoise Pigeolet, a répondu qu’elle était inscrite à un colloque en octobre au sujet des marchés : “Le règlement communal prévoit un pourcentage de marchands volants et ces chiffres sont vérifiés, mais nous ne sommes pas responsables de l’absence des abonnés que les placiers comblent avec des volants. Ceux-ci sont 80 ou 90, chaque mercredi, ce qui confirme l’attractivité du marché de Wavre”.

Et l’échevine de conclure qu’actuellement, le placier ne peut pas refuser un volant dont les papiers sont en ordre : “Une réflexion est en cours à ce sujet et le colloque devrait nous aider à peaufiner un document légal. Notre cheval de bataille consiste d’ailleurs à limiter les exposants du même type à un certain pourcentage, qu’il s’agisse des fruits et légumes ou des textiles”.



© La Dernière Heure 2010