Une vague de vols ciblant de nuit les outils dans les camionnettes de professionnels, ou encore des faits de vol dans les véhicules sur les parkings des cimetières de Genappe lors de la dernière Toussaint, cela doit dire quelque chose aux adeptes des réseaux sociaux. Ces messages ont été publiés, y compris par la zone de police Nivelles-Genappe. Mais de partage en partage, en ajoutant aussi l’un ou l’autre cambriolage du côté de Bousval, cela ne rassure guère la population.

Au dernier conseil de police, Bernard Löwenthal (Ecolo) a voulu savoir s’il y avait vraiment eu des faits, et quelles mesures étaient prises.

" L’impression d’insécurité existe sur les réseaux sociaux mais de façon générale, les réseaux sociaux ne sont pas la Bible, a répondu le chef de zone, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman. Notre page Facebook et notre site internet tentent de rectifier certaines choses, mais c’est impossible. "

Et de citer l’expérience d’une réunion avec les coordinateurs des partenariats locaux de prévention (PLP) à Genappe où quatre faits avaient été rapportés dans le même quartier. Il est apparu que cette "vague" n’était constituée que d’un seul et même fait, mais rapporté de manière différente par les personnes qui en avaient eu vent.

La zone de police ne cache pas ce qui se produit, mais réagit en conséquence et souvent, réussit à éviter la répétition de certains phénomènes. Sur le terrain, il n’y a donc pas d’insécurité objective.

Le chef de zone a profité de sa réponse pour préciser par ailleurs que lorsque la population veut signaler des agissements suspects, ce n’est pas sur la page Facebook de la zone de police qu’il faut faire la démarche. Les policiers ne sont pas 24 h sur 24 derrière leur écran, en train de scruter ce qui se passe sur les réseaux sociaux. La bonne réaction, c’est de téléphoner au 101, et une équipe sera alors envoyée sur les lieux pour réagir de la manière la plus opportune.