Une alternative plus durable et associant les citoyens pour remplacer le chauffage au gaz.

La ville de Nivelles s’est distinguée ces dernières années pour la qualité de ses espaces verts et la beauté du fleurissement, qui a permis aux Aclots d’engranger des distinctions au niveau international. Et un des éléments de cette dynamique, ce sont les serres communales : des spécialistes y travaillent toute l’année, ce qui évite notamment de devoir commander des fleurs de l’extérieur.

Mais les deux antiques chaudières au gaz liquide qui permettaient de chauffer ces serres de 2 000 mètres carrés dataient des années 70 et n’étaient pas des plus performantes au niveau énergétique. La Ville vient de la remplacer par un moyen plus durable, et associant les citoyens.

En effet, la coopérative ottintoise Coopeos a obtenu le marché, et elle permit à des habitants, regroupés au sein de Vent + qui a déjà participé au projet éolien au Bois d’Arpes, d’investir dans le projet. Le marché qui a été passé par Coopeos avec la Ville de Nivelles porte sur une durée de 15 ans, pour un montant de 598 108 euros, soit un peu moins de 40 000 euros par an.

La société a installé la nouvelle chaufferie qui fonctionne désormais à partir de déchets de bois issus de l’entretien des espaces verts. Elle assure la gestion du système, sa maintenance et fournit également le silo qui alimente la chaudière.

Un silo qui est en réalité un grand conteneur où sont stockés les copeaux de bois. Ceux-ci sont amenés dans un stock tampon par une vis sans fin, ce qui permet de retirer le conteneur le temps de le réapprovisionner.

D’après les estimations, le procédé évitera l’émission de 110 tonnes de CO2 par an.