NIVELLES

Le bourgmestre Huart, lui, affirme qu’il est temps de tout dire…

POMPIERS Écoeurés, les pompiers volontaires ont abandonné par terre leur casque et leur veste de feu, hier à la fin du conseil communal. Ils étaient venus en nombre assister aux débats, leurs revendications devant être relayées par le biais d’une interpellation du collège par Maurice Dehu (liste NivL).

Pour le conseiller de l’opposition, le bourgmestre, Pierre Huart (MR), après avoir contenté les professionnels, se doit de satisfaire toutes les demandes des volontaires. Réponse du maïeur ? Une pique personnelle d’abord, précisant que Maurice Dehu, ancien bourgmestre, n’avait “strictement rien fait ” pour mettre le service incendie en conformité avec la loi.

Sur le fond, Pierre Huart a martelé que les volontaires gardaient une place dans le service : il a personnellement veillé à leur conserver deux gardes en caserne en tout temps, aux côtés des pros. On ne peut pas aller plus loin. Preuve que les volontaires sont désirés, le collège a même décidé d’en recruter de nouveaux…

L’opposition continuant à réclamer des solutions plus équilibrées, le maïeur a précisé qu’il fallait tout dire. Par exemple, que si les primes sont différentes entre les pros et les volontaires, la taxation l’est aussi.

Ou encore que quelques-uns (dont il tient les noms à disposition des élus) profitent d’une “non-gestion ” du personnel pour accumuler les gardes. Un volontaire aurait ainsi gagné 1.200 € nets sur un mois.

C’est qu’ils ont presté : ils ne l’ont pas volé, cet argent ! ”, a protesté Robert Vertenueil (Nivl), avant de demander à Pierre Huart s’il allait enfin négocier.

Réponse du bourgmestre nivellois : “Le dialogue est toujours ouvert. Mais il faut des personnes constructives, qui ont une volonté d’aboutir ”.



© La Dernière Heure 2010