Brabant wallon La commune d’Ittre perçoit 2 millions et demi d’euros grâce à NLMK.

La fin d’une partie de la production de NLMK Clabecq est évidemment désastreuse pour les travailleurs et leur famille mais pourrait l’être aussi… pour les finances de la commune d’Ittre.

Les installations de l’industrie se trouvent en réalité sur le territoire d’Ittre et la commune perçoit, comme le prévoit la loi, une taxe sur la force motrice et le précompte immobilier. L’usine étant exonérée d’impôts suite au plan Marshall, c’est en fait une compensation de la Région wallonne qui est perçue.

Cela représente , chaque année, 2 millions et demi d’euros sur un budget communal de 11 millions, soit plus de 22 %. Le manque à gagner pour les finances communales serait donc énorme. "Outre le drame social que cela représente, une partie du budget va diminuer fortement si l’entreprise s’arrête, s’inquiète Christian Fayt, le bourgmestre d’Ittre. On a eu une réunion de collège ce jeudi matin et on prendra nos responsabilités. Il faudra se montrer solidaires."

Et lorsqu’on lui demande ce qu’il entend par "être solidaire", le maïeur laisse entendre qu’une augmentation des impôts est envisagée. "Ce n’est pas encore à l’ordre du jour. On attend maintenant de savoir de quelle manière on va être impacté", nous répond-t-il.

Ce qui est certain, c’est que la commune sera impactée d’une manière ou d’une autre par la crise de NLMK. Difficile pour l’instant d’estimer le manque à gagner exact, vu qu’on ne connaît pas encore les intentions de la direction, mais il sera vraisemblablement très important si les dirigeants décident de fermer la partie la plus ancienne de l’usine : celle qui compte le plus gros moteur.

Il y a quelques mois, c’était une autre menace de fermeture qui planait au-dessus des autorités communales ittroises. Celle d’Idem Papers pour laquelle Itre perçoit 1,2 million d’euros. La reprise de l’entreprise papetière par un groupe norvégien lui avait finalement épargné des coupes budgétaires drastiques dans ses dépenses.

Afin d’éviter le scénario d’Idem Papers, les élus locaux avaient pourtant anticipé la crise de NLMK. "On a fait des efforts pour essayer de diminuer l’impact de la taxe sur leur déficit. Elle est ainsi passée de 14,99 € à 8 € par kilowatt, ce qui représente un effort communal de 300 000 €. Mais force est de constater que cela n’a pas servi à grand-chose."