Brabant wallon Amaya Coppens et ses compagnons de lutte soutenus à Louvain-la-Neuve.

Amaya Coppens, étudiante en médecine belgo-nicaraguayenne emprisonnée depuis le 10 septembre 2018 au Nicaragua, n’est toujours pas libre. Des banderoles placées sur l’hôtel de ville d’Ottignies et sur le bâtiment des halles universitaires à Louvain-la-Neuve le rappellent et hier, un nouveau rassemblement s’est tenu sur la place de l’Université.

Destinée à marquer un an de répression au Nicaragua, la manifestation exigeait la libération des prisonniers politiques et la fin de la répression à laquelle se livre le régime de Daniel Ortega. La famille d’Amaya Coppens est originaire d’Ottignies et hier, son frère Santiago et sa cousine Justine étaient à Louvain-la-Neuve. Le président d’Amnesty International Belgique, Philippe Hensmans, participait également au rassemblement.

Si une pétition initiée par Amnesty a déjà rassemblé 17 000 signatures, la section locale d’Ottignies a également mené une action complémentaire, en proposant aux habitants de signer des courriers de soutien à Amaya et à ses compagnons de lutte. Ils ont ainsi rassemblé plus de 500 signatures, dont celle de la bourgmestre Julie Chantry, de plusieurs échevins ottintois et du recteur de l’UCLouvain.

Ces courriers seront envoyés par mail au Nicaragua et la version papier sera remise ce jeudi à l’ambassade du Nicaragua à Bruxelles. Ou plutôt déposée : l’ambassade n’a pas accepté de recevoir les membres d’Amnesty International, un an après le début de la répression à laquelle se livre le régime Ortega contre ses opposants, et en particulier les étudiants. "Aqui non se rinde nadie" (Ici, personne ne se rend), clamait notamment un slogan brandi et répété par les participants au rassemblement de Louvain-la-Neuve. "Ma sœur est toujours en prison : elle est accusée de terrorisme et de détention illégale d’arme, ce qui est un mensonge, indiquait sur place Santiago, le frère d’Amaya. Le jugement devait être rendu en décembre, il a été reporté à février puis à avril… On garde l’espoir d’une libération mais comme Amaya est une des leaders du mouvement, elle pourrait être libérée en dernier."