Un Néolouvaniste ne voulait pas qu’on sache qu’il avait été condamné

Dans un marché du travail où les places sont chères, un candidat qui ne peut pas présenter à son futur employeur un extrait de casier judiciaire attestant de sa parfaite honnêteté part avec un sérieux handicap. "Il fallait y penser avant", réplique relativement souvent le ministère public lorsque les avocats demandent, pour leurs clients, des peines qui n’apparaissent pas dans un certificat de bonne vie et mœurs.

Zohir, un habitant de Louvain-la-Neuve, y a pensé après, mais il croyait avoir trouvé une solution pour que personne ne sache qu’il avait été condamné pour vol et pour des infractions de roulage.

En novembre 2016, il a récupéré un ancien certificat de bonne vie et mœurs qui lui avait été délivré par la commune de Saint-Gilles avant ses condamnations. Et il a bidouillé la date pour que son futur employeur pense qu’il s’agissait d’un document actualisé…

En gros, pour faire semblant d’être honnête, il a commis une nouvelle infraction ! Et comme le pot aux roses a été découvert, il a été cité devant le tribunal correctionnel pour une prévention de faux et d’usage de faux.

Si le jeune homme avait reconnu les faits lors de son audition par la police en janvier 2017, il n’est pas venu s’expliquer devant la justice aclote.

Et cette mauvaise idée lui vaudra une condamnation de plus pour garnir son casier… Le jugement souligne que les antécédents de Zohir ne lui ont pas servi d’avertissements. Il écope d’une peine d’un an de prison assortie d’un sursis pour trois ans, et il devra payer une amende de 600 euros.