Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a poursuivi, mercredi, l'examen d'un important dossier de trafic de stupéfiants démantelé début 2019 à Louvain-la-Neuve.

La parole était aux avocats de la défense, après les réquisitions de la semaine dernière qui ont vu le ministère public requérir un total de plus de 35 ans de prison à l'encontre de 11 des 13 prévenus. Il est apparu ce mercredi que le prévenu principal, Tomasz K., un ressortissant polonais dont le conseil a plaidé le sursis pour ce qui excède la détention préventive en cours, est visé par un mandat d'arrêt européen émis par les autorités polonaises.

Lors des réquisitions, la semaine dernière, le ministère public avait demandé au tribunal de condamner l'intéressé, considéré par les enquêteurs comme le dirigeant de l'association, à 54 mois de prison. La substitut avait alors évoqué une lourde condamnation de Tomasz L. en Pologne, tout en confessant n'avoir pas obtenu toutes les informations à ce sujet. L'avocat du prévenu, ce mercredi, a estimé qu'au vu de la situation, il ne fallait pas en tenir compte. Il a contesté l'existence d'une association et décrit son client comme un travailleur qui, certes, n'a pas toujours dit toute la vérité aux policiers, mais qui ne mérite pas de rester en prison alors qu'il est détenu préventivement depuis huit mois.

Le ministère public a alors répliqué qu'un mandat d'arrêt européen émis en avril dernier par les autorités polonaises était semble-t-il passé sous les radars. Une traduction officielle vient toutefois de parvenir à ses services et il devrait être mis à exécution dans les prochains jours, après examen de sa légalité. Le document fait état d'une condamnation de Tomasz K. en Pologne à sept ans de prison, pour des faits de braquage en bande organisée.

En ce qui concerne le dossier de trafic de stupéfiants à Louvain-la-Neuve, son examen sera poursuivi le 20 novembre, avec les plaidoiries des avocats des derniers prévenus.