On se souvient qu’il y a quelques semaines, lors d’une première action menée dans le cadre des discussions sur l’accord interprofessionnel (AIP), la CSC du Brabant wallon avait sillonné le Brabant wallon durant une journée, en s’arrêtant devant quelques grandes entreprises. Le but était que les délégués syndicaux inscrivent, sur une grande bâche, les messages à faire passer à l’Union wallonne des entreprises (UWE) dont le siège est à Louvain-la-Neuve.

Mais en fin de journée, les syndicats avaient gardé la bâche: du côté de l’UWE, on leur a fait savoir que compte tenu du contexte sanitaire, pratiquement tout le monde était en télétravail et qu’il n’y aurait donc personne pour les recevoir. Ils ont tenté à nouveau de fixer un rendez-vous à l’occasion de la journée de grève de lundi, mais ont obtenu la même réponse.

© Vincent Fifi

Alors virtuel pour virtuel, le syndicat chrétien est arrivé sur place lundi après-midi avec… des travailleurs en carton, qui ont été placés devant l’entrée et étaient garni de slogans revendicatifs.

Poussant la logique jusqu’au bout, la CSC avait aussi prévu une effigie de carton pour camper Olivier de Wasseigne, l’administrateur délégué de l’UWE. Lui avait son slogan collé sur le corps: « J’ai une blague: c’est l’histoire d’un patron qui explique que ses travailleurs ne doivent pas demander d’augmentations. Drôle, non ? »

Après cette rencontre surréaliste et symbolique du blocage actuel du dialogue, les syndicalistes ont accroché à l’entrée de l’UWE la bâche décorée des revendications des travailleurs.