Le journaliste sportif sort un 4e tome de sa série "Derniers Domiciles connus".

Vous le saviez journaliste sportif et chroniqueur dans Le Grand Cactus sur la RTBF, mais peut-être pas taphophile : historien de formation, Thierry Luthers est passionné par les tombes et particulièrement celles des personnes célèbres qui ont fait l’histoire. Il en a fait une série, Derniers Domiciles connus (aux éditions Luc Pire, 20€). En véritable orfèvre, il a recensé toutes les sépultures des personnalités belges, du sport à la politique en passant par les arts et le monde industriel. L’auteur consacre un tome sur le sujet à chaque province de Wallonie et c’est à présent au tour du Brabant wallon de se voir attribuer un "Routard des tombes".

À l’approche de la Toussaint, ce coup de projecteur sur les cimetières de notre province tombe plutôt à pic. Et malgré sa petite taille, le Brabant wallon compte plusieurs dizaines de tombes de personnalités, dont l’auteur a pris le soin de détailler les notices biographiques, pour le plus grand plaisir des amateurs d’anecdotes.

De son aveu, Thierry Luthers a été frappé par la présence de nombreux auteurs de bandes dessinées qui reposent en nos cimetières. On peut par exemple citer Jacques Martin (papa de Lefranc et d’Alix), enterré à Céroux-Mousty ; le dessinateur de Tif et Tondu et créateur de Monsieur Choc, Willy Maltaite, alias "Will", au cimetière de La Hulpe ; Luc Dupanloup, plus connu sous le surnom de "Dupa", le papa de Cubitus à Limal ; ou encore Michel Tacq (ou Mitacq), à l’origine de la série La Patrouille des Castors, qui repose à Waterloo.

Mais ce n’est pas tout, toujours côté artistique, citons Vanderlinden, Vandercam, Beaufaux et Pire sur le plan des beaux-arts. Niveau musique, le célèbre jazzman Toots Thielemans à La Hulpe, le chanteur franco-arménien Marc Aryan à Ohain et Sœur Sourire à Wavre. En politique, on épinglera quelques pointures, comme les deux anciens Premiers ministres Jules de Burlet et Paul-Henry Spaak.

Le sport aussi est à l’honneur avec, notamment, le champion olympique Gaston Reiff à Ophain et l’athlète spécialiste des courses de fond Étienne Gailly à Genval. Sans oublier toutes ces grandes familles qui ont façonné l’histoire socio-économico-politique de certaines communes comme la famille Henricot à Court-Saint-Étienne.

"Je dis toujours que je ne fais pas un bouquin sur les cimetières ou l’art funéraire, mais sur les gens, nous confie Thierry Luthers. L’objectif est de mettre en valeur un patrimoine historique avec des personnalités de toutes catégories, des hommes d’affaires, des militaires, des artistes, des résistants, des industriels, etc. Je ne suis pas un véritable taphophile car je ne m’intéresse qu’aux tombes des gens célèbres. Cela va au point que, dès que je pars en vacances ou que je pars à l’étranger, j’y consacre une partie et je vais essayer d’aller voir les tombes de personnes connues. C’est ma marotte. J’aime le côté jeu de piste, exploration."