NIVELLES

La zone de police Nivelles-Genappe tire la sonnette d’alarme

POLICE La perspective d’accueillir à Nivelles le procès Habran bis n’enchante guère les responsables de la police locale, scandalise les bourgmestres et inquiète le procureur du Roi, Jean-Claude Elslander.

Ce procès-fleuve va mobiliser un important dispositif policier que les zones de police locales ne se sentent pas prêtes à assumer. Pour Nivelles-Genappe, on estime à une vingtaine le nombre d’agents qui seront mobilisés au quotidien pour ce procès qui devrait durer trois mois. Alors que la zone ne compte que 90 policiers et que, rien que pour faire fonctionner deux équipes d’intervention 24 heures sur 24, comme c’est le cas actuellement, il faut compter un effectif de 35 hommes.

En comptant les récupérations, les congés, les éventuels malades, cela ne fera plus guère de monde pour assumer les autres missions…

Mais ce procès Habran bis n’est en réalité que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce qu’ont dénoncé hier le chef de zone, Pascal Neyman, et les bourgmestres Huart et Couronné, c’est un processus global : le Fédéral finance de moins en moins les missions des zones de police, alors que les besoins restent les mêmes.

Voire augmentent puisque, pour la zone Nivelles – Genappe, la norme KUL qui fixe le montant de financement de la zone n’a pas changé depuis 2002 alors que la population a augmenté d’au moins 2.000 unités, et que les activités économiques sont en plein développement.

Le “désinvestissement” du Fédéral, alors que la réforme des polices se basait sur un équilibre avec l’échelon local, les responsables le constatent au travers de plusieurs problématiques : réforme du principe du corps d’intervention qui renforçait les zones de police locale, augmentation du nombre de policiers à fournir pour le palais de justice et les transferts de détenus, diminution du cadre des assistants de sécurité…



© La Dernière Heure 2010