Le 20 février dernier, une habitante de Rebecq née en 1987 s’est rendue à Ittre, chez les parents de son compagnon, qui gardaient son enfant. Elle venait de se disputer avec cet homme, semblait très énervée et surtout sous l’influence de la drogue ou de la boisson et elle voulait savoir s’il était présent. On lui a répondu par la négative et elle a fait demi-tour, mais apparemment sans croire ses beaux-parents.

Deux minutes plus tard, ceux-ci ont entendu des bruits importants et ressenti des vibrations anormales. À bord de son Audi, la dame était en train de foncer volontairement dans l’arrière de la voiture du couple, ainsi que dans leur porte de garage.

Elle a fait cette manœuvre à une vingtaine de reprises, au point que les policiers qui sont venus sur place ont constaté que la voiture endommagée ne pouvait plus circuler et que pas mal de briques placées autour de la porte du garage étaient au sol. Les pompiers ont d’ailleurs dû placer des étançons pour soutenir le mur.

L’aventure valait à la Rebecquoise, qui n’en est pas à son premier passage sur le banc des prévenus, de venir s’expliquer devant le tribunal correctionnel. Elle était poursuivie pour destruction de véhicule et destruction de constructions appartenant à autrui.

Le jugement relève notamment l’acharnement dont la prévenue a fait preuve ce jour-là et qui ne laisse pas de doute sur ses intentions. Elle est condamnée à 12 mois d’emprisonnement, mais cette peine est assortie d’un sursis probatoire de trois ans. Pour en bénéficier, la prévenue devra s’abstenir de toute consommation d’alcool et de stupéfiants, entreprendre un suivi médico-psychologique et suivre une formation en gestion des conflits.