Au conseil communal de la semaine dernière, le groupe Ecolo a déposé une motion comportant une réflexion globale sur la préservation de la biodiversité dans les jardins.

Il s’agissait notamment d’interdire l’usage des robots tondeuses la nuit puisqu’on sait qu’ils blessent les hérissons, mais le hérisson n’est qu’un symbole. Il s’agit aussi de demander à la Ville de sensibiliser les habitants à la perte de biodiversité en général, et de repenser la manière dont les jardins sont aujourd’hui entretenus.

"On voudrait une campagne contre l’artificialisation de nos jardins, avec cette obsession du net, de couper tout ce qui dépasse, ont résumé les Verts. D’accord, vous allez peut-être nous dire qu’on touche aux libertés individuelles mais la perte de la biodiversité est une crise aussi grave que la crise climatique. Elle a des influences sur l’économie, sur la santé… Nous faisons partie de la biodiversité et nous sommes responsables de son effondrement."

Benoit Huts, l’échevin en charge de l’environnement, a réagit en disant son étonnement, et c’est surtout un franc énervement qu’on percevait dans sa réponse. Il a expliqué que les services travaillaient depuis plusieurs mois sur un texte « biodiversité », avec des partenaires comme les associations naturalistes, la police et d’autres. Ce texte a été soumis récemment à la commission Environnement, où l’opposition a des représentants.

"Et maintenant, vous reprenez des extraits et vous vous appropriez le travail effectué, a constaté l’échevin. Je ne trouve pas ça très règlo !"

La représentante des Verts dans cette commission, Ludivine Brocca, a objecté qu’elle était absente lors de la dernière commission. Elle n’aurait donc pas lu le mail contenant le texte sur la biodiversité, envoyé pour préparer le travail… Anne Beghin a estimé que l’attaque de la majorité était désagréable, alors que le but d’Ecolo est de faire passer le texte au plus vite, au moment où les habitants passent du temps pour entretenir les jardins.

La majorité a dès lors proposé un texte de sensibilisation dans le journal communal, sans changer le timing pour l’adoption de son texte plus large.