Brabant wallon Le bourgmestre de Beauvechain, Marc Deconinck, fait le bilan de ses 25 années de mayorat

Nommé par arrêté royal le 14 avril 1993, le bourgmestre de Beauvechain, Marc Deconinck, vient de fêter le 25e anniversaire de son mandat à la tête de la commune de Beauvechain. Après 36 ans de présence au conseil communal et 25 ans de mayorat, il a récemment confirmé son intention de ne plus briguer de nouveau mandat.

Quel bilan tirez-vous de ces 25 années à la tête de la commune ?

"Je pense que Beauvechain a beaucoup évolué. Au départ, nous avions un afflux massif de Bruxellois qui voulaient habiter à la campagne. Aujourd’hui, ce sont plutôt les néerlandophones qui quittent Leuven. Pour faire face à cela, nous avons été une des premières communes à mettre en place une réglementation d’occupation du territoire et éviter ainsi les grands lotissements. Il était important de garder notre aspect rural. Au niveau financier, nous n’avons dû faire aucun emprunt depuis 25 ans et nous avons pu maintenir la taxation à 6 %. Je suis bien conscient que cela ne peut pas durer, mais si nous avons pu le faire, c’est grâce à une analyse précise des chiffres. Cela prend du temps, mais je m’amuse en faisant cela."

Quel projet fait votre fierté ?

"Nous deux plans communaux de développement rural (PCDR) sont de vraies réussites et j’en suis très fier. Je pense que la richesse de notre commune est d’avoir toujours présenté des dossiers très bien ficelés - je tiens ça de mon bagage scientifique -, ce qui nous a permis de recevoir de nombreux subsides : 12,5 millions pour le premier, et environ 9 millions de promesses ou d’engagement d’ici 2023 pour le second. Nous avons choisi de miser sur la convivialité en créant des maisons de village dans chacun de nos villages et hameaux. La salle du Vert galant en est le plus bel exemple."

Et s’il fallait pointer un échec ?

"De ne pas avoir trouvé de politiques qui permettent aux jeunes de rester dans leur commune. La convivialité fait le charme de nos villages, mais ce sont nos jeunes qui en paient le prix. Cet exode des jeunes est un véritable problème dans tout le Brabant wallon."

Pourquoi avoir décidé de ne plus vous présenter aux prochaines élections ?

"Je pense que c’est le bon moment et je pars serein. J’ai le sens des responsabilités : je suis bien conscient que mes qualités intellectuelles ne seront plus ce qu’elles sont d’ici six ans puisque j’aurai alors 79 ans."

Qu’allez-vous faire de votre retraite ?

"Je vais sûrement consacrer plus de temps à mes passions. Comme je suis un fervent pêcheur, j’irai plus souvent à la pêche. Je jouerai au bridge aussi. Et puis, je ferai du tri dans ma collection de cartes géographiques. Je prévois également d’écrire un bouquin sur l’histoire de la commune, un sujet qui me passionne."