Surprise ! Bien malin celui qui aurait pu prédire la nomination de Mathieu Michel en tant que secrétaire d’État au sein du nouveau gouvernement fédéral. Pas sûr que l’(ex-) président du collège provincial se voyait endosser ces fonctions il y a quelques jours. Le voilà désormais secrétaire d’État en charge de l’agenda digital, du numérique, de la simplification administrative, de la protection de la vie privée et de la régie des bâtiments.

Fils de Louis Michel, l’ancien ministre des Affaires étrangères et ancien commissaire européen, le Jodoignois a été bercé par la politique. Dès ses 15 ans, en 1994, il s’engageait avec grand frère Charles au sein des Jeunes réformateurs libéraux (l’équivalent des Jeunes MR aujourd’hui). Il a intégré le conseil provincial du Brabant wallon en 2000 et est devenu conseiller du CPAS de Jodoigne l’année suivante. Il sera par ailleurs chef du groupe MR de 2000 à 2006.

En 2006, le libéral est devenu député provincial, et six ans plus tard, il a pris les rênes du collège provincial. Il s’est vu prolonger dans ses fonctions à l’issue des élections provinciales de 2018, scrutin lors duquel il décide de ne plus se présenter dans sa commune.

Énorme pourvoyeur de voix, celui-ci peut se targuer d’avoir réalisé le meilleur score personnel au dernier scrutin, toutes provinces confondues, avec 11.211 voix de préférence. En Brabant wallon, le second score revenait à son désormais ex-collègue, le député provincial Tanguy Stuckens et ses 8.508 voix.

Outre sa casquette de président du collège provincial, Mathieu Michel était en charge des relations publiques, du budget, du patrimoine, du logement et du contrat de développement territorial, notamment. Mais les journalistes et ses collègues savent qu’il ne s’arrêtait pas à son portefeuille. Omniprésent et fin connaisseur des dossiers, le libéral avait pour habitude de participer à (presque) tous les dossiers, qu’ils touchent au tourisme, à la mobilité ou encore à la culture.

Son départ va forcément entraîner un remaniement du collège provincial avec l’entrée d’un.e conseiller.ère et une redistribution des compétences ainsi que l’arrivée d’un nouveau conseiller provincial. Une annonce est attendue dans le courant de la journée de ce vendredi.