Cinq hommes et sept femmes plancheront sur le sort d’un mineur d’âge.

La cour d’assises de Bruxelles-Capitale, délocalisée en Brabant wallon, a tenu une première audience vendredi après-midi à Nivelles, dans le dossier dit du meurtre du Decathlon d’Anderlecht. Il s’agissait de tirer les jurés au sort : le procès proprement dit commencera le jeudi 30 janvier, et devrait durer une bonne semaine.

Si le viol et le meurtre qui font l’objet des poursuites se sont déroulés à Bruxelles en juin 2016, l’accusé qui se retrouve dans le box est un habitant du Brabant wallon. G., qui est passé aux aveux lorsqu’il a été entendu par les enquêteurs, est domicilié à Court-Saint-Étienne. Il était mineur d’âge au moment des faits.

Avant le tirage au sort, une petite vingtaine de candidats jurés ont tenté d’obtenir des dispenses en exposant au président Michel De Grève des causes d’excuses ou d’incompatibilité. Huit ont convaincu. Un Nivellois qui expliquait qu’il faisait partie d’une petite équipe professionnelle où il fallait se serrer les coudes pour assumer une importante charge de travail n’a pas été dispensé, mais il n’a pas été tiré au sort par la suite.

La réponse que lui a faite le président n’a pas manqué d’amuser le public et de faire sourire la cour : "Dans la justice, on est aussi une petite équipe et on doit se serrer les coudes parce que le ministre ne nomme pas ceux qu’il devrait nommer."

Finalement, le sort a désigné cinq hommes et sept femmes pour plancher sur le dossier, et trois jurés suppléants (deux femmes et un homme) sont prévus en cas de souci pour les jurés effectifs.