Brabant wallon Mais les équipes restent motivées, nous dit-on.


Une dizaine de membres du personnel soignant de la clinique Saint-Pierre d'Ottignies se réunissait mardi pour la troisième fois à l'occasion du mardi des blouses blanches. Une mobilisation un peu moins importante que lors des premières actions mais la motivation reste intacte, nous dit-on sur place. L'action, initiée par la CNE, vise à dénoncer les conditions du personnel soignant dans les hôpitaux de Wallonie et de Bruxelles et doit durer tout le mois de juin.

"L'urgence est d'autant plus présente pour les infirmières cette année, entame Myriam Seront, directrice du département infirmier. Car les années d'études du bachelier sont passées de trois à quatre ans, donc cette année on aura très peu de diplômées sur le marché de l'emploi. Alors qu'on était déjà dans une situation de pénurie les années antérieures. Cette année, 500 infirmières vont sortir des études en Fédération Wallonie-Bruxelles mais une bonne partie de celles-ci vont faire des spécialisations donc on aura très peu d'infirmières sur le marché. Pour tenter de les attirer, on a fait une capsules pour les attirer dans la clinique."

La médiatisation de l'action qui dure depuis maintenant trois semaines semble en tout cas de porter ses fruits auprès de la population. "C'est très médiatisé avec les grèves des soins intensifs et des urgences sur Bruxelles, constate Julie Evras Infirmière aux soins intensifs. Les patients ressentent le malaise et nous soutiennent."